Société

L’OR de Guadeloupe par Guy EQUINOXE

Alors que les moyens, les plus élémentaires, nous manquent, et pourtant la Guadeloupe demeure le premier fournisseur de champions de l’équipe de France, et ce, depuis des décennies.

Est-il besoin de préciser que, nos adeptes de l’exploit siègent, au présent, sur le perron de la scène internationale. Quel Département dit mieux ? De qui viendra cette reconnaissance, hormis nos locaux ? La réponse est-elle politique ? Ou encore est-ce le sort d’une condamnation coloniale : tu produiras et la mère patrie décidera à sa seule guise. 

Malheureusement, nous peinons encore à épurer la lisibilité d’un constat à la sauce quotidienne.

Comme la Guyane, la Guadeloupe a sa réserve d’OR. Oui, elle existe et réside dans les profondeurs musculaires de nos jeunes sportifs. En effet, ces derniers se transforment en autant de pépites qui obligent, bon gré, malgré, l’équipe de France.

Ici, il n’est point question de quantifier combien de fois le drapeau tricolore, au son de la Marseillaise, s’est hissé grâce à l’exploit d’un-e natal-e Guadeloupe. Pareille situation, de coutume, est devenue LOI, celle, votée, signée et imposée par nos Étalons d’OR.  La modestie et la peur de l’oubli ne nous autorisent pas à mettre en bourse les caractéristiques de ces performances.  Les frontières ne résistent pas à cette belle vitrine.

Certes, ils sont encore nombreux. D’aucuns pensent qu’ils pourraient l’être encore davantage, au moment où l’aiguille bascule vers le bas. Ce revers trouve son lit, dans une inconnue bien connue et surtout préservée ou protégée…

Sur l’autel de la DEMANDE et de l’ATTENTE, les pionniers du sport ont sacrifié leurs cordes vocales, en vain. La mère patrie, prise de surdité, n’a pu capter la moindre voyelle ou consonne.  Sans l’ombre d’un espoir d’asile, ces cris de souffrance voués à la motivation et à la reconnaissance du muscle, gisent encore dans le sas des cabinets d’attentions… Ce frein, implicite ou explicite, serait-il le gage ou les effets impardonnables d’une pigmentation trop colorée. 

Les cicatrices de la mémoire nous incitent à mettre un terme aux récupérations gratuites, sans espoir de retour pour l’économie locale.

Après le règne, le haut de l’affiche, très souvent, c’est le désert de l’oubli… 

En revanche, pour un devenir encore plus pointu, par un véritable plan, nous avons le devoir d’aller plus loin, plus haut et plus vite, en instituant le goût de l’effort, du sacrifice et surtout de la pensée Guadeloupe. Au bout, garantir une sudation en gouttes d’OR. 

Plus efficace que les « mesurettes », ce vaste programme, tant au niveau de l’école que des associations, risquerait de ralentir l’émigration précipitée de nos jeunes.  Aussi, le vieillissement de notre population pourrait observer un certain recul.

Pour ce faire, les masques devraient tomber. A chacun sa mise sur la table, à savoir : État, Région, Département et Privés. Une complicité, sur le terrain, avec nos internationaux serait profitable à chacun. De plus, pareille volonté réserverait une sortie heureuse aux sportifs qui ont fait briller notre papillon. 

 La performance d’un sportif, aux yeux du monde, reste un atout touristique pour son pays, en l’occurrence la Guadeloupe. Alors faisons…

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