Société

La messe (de Pâques) est dite

Chalus et Losbar étaient en tenue de camouflage anti-Macron, avant le premier tour. Le peuple antillais lui avait revêtu la carapace de Mélenchon.

Il ne fait aucun doute que les premiers, dès que leur mentor sera réélu, affirmeront avec un peu plus d’assurance leurs piteuses postures, et qu’on les verra sur les plages, une pince de crabe à chaque main chantant à tue-tête « Matété a krab ki rend nou solid kon sa… »

Nous avons élu le président des DROM-COM, ex DOM-TOM, ex colonies, le président Mélenchon qui murmurait à l’oreille des soignants anti-covid, dans une parenthèse enchantée.

Si l’abstention donne des voix aux bourreaux, les sondages ne mentaient pas.

Macron est plus haut qu’en 2017.
Marine Le Pen peut être élue présidente.
Mélenchon comme les sondages le prédisaient également, a fait un bon score, mais ne sera jamais élu.

Notre naïveté, des simples citoyens aux syndicats antillais, – qui revendiquent tous les jours l’aide et la présence de l’Etat français-, est incommensurable, ainsi qu’en témoigne « L’illusion politique » de Jacques Ellul.

Les partis sont des machines d’accession au pouvoir desquelles les grands choix sont hors de portée.
L’engagement dans un parti repose fondamentalement sur deux illusions : l’illusion de la consubstantialité entre le parti et le militant, et la mise en gage de sa liberté de jugement en contrepartie d’une grande mystique. (la créolisation, l’abrogation du passe vaccinal, la réparation des tuyaux et canalisations, la lutte contre les sargasses, …).

En dernière instance, la démocratie constitue selon Ellul, un système féodal, dont les seigneurs sont les cadres politiques professionnels. Mélenchon en fait partie.
Le même Jacques Ellul affirmait que « le christianisme est la pire trahison du Christ ».

Le matété a krab est-il la pire trahison du Guadeloupéen ? Les faux prophètes sont-ils les monteurs de tentes sur les plages en Guadeloupe ?

Gérard Cotellon, le directeur du CHU Guadeloupe était-il le « pharmakos », victime expiatoire dans un rite de purification largement utilisé dans les sociétés primitives et la Grèce antique ?

Une personne, parfois revêtue de vêtements sacrés, était choisie et traînée hors de la cité.
Sauf que le rite du bouc émissaire, tel qu’il est décrit dans le Lévitique 26, ne comporte pas un mais deux boucs. Un est tué tandis que l’autre s’enfuit dans le désert.

Où trouvons-nous un exemple similaire dans la Bible ? : deux personnages fortement associés, dont l’un meurt par mort violente, alors que l’autre est chassé et erre dans le désert ? Un parallèle évident existe avec le cas d’Abel et de Caïn.

Pourquoi Caïn échappe-t-il à la mort ? Il n’est pas seulement épargné, mais il reçoit un signe et l’assurance selon lesquels, si quelqu’un le tue, il sera vengé au sextuple. Qui plus est, il va fonder une ville et une culture, qui se distinguent par l’invention de la musique et le forgeage des métaux Gen.4 21-22 ; serait-ce l’ARS de la Réunion ?
Caïn, comme Cotellon, « souffre de son expulsion, mais est une figure sainte, et finira par revenir comme meneur et créateur de la société qu’il a inaugurée » (Le bouc émissaire : le double rite d’Hyam Maccoby).

Une question lancinante nous taraude : quel est celui qui doit alors être « tué » alors par la population guadeloupéenne ? Tué politiquement ou jugé.

Ils sont 15 prévenus, tous poursuivis pour trafic d’influence actif, prise illégale d’intérêts. La grande absente est Lucette Michaux-Chevry, décédée le 9 septembre 2021. En tout cas, on voudrait nous faire croire que la bonté et l’altruisme étaient des qualités indispensables pour travailler à la CSBT, comme l’indique avec ironie Eric Stimpfling de Guadeloupe Première.

L’impuissance publique guadeloupéenne caractérisée par sa faiblesse intellectuelle, son manque d’appréhension des nouveaux enjeux environnementaux, son manque de légitimité aux yeux de la société, par son déficit de crédibilité, la rapine et la corruption endémique, sont révélés avec fracas.

Et quand on ne parle pas de corruption, chacun de nous est obligé de reconnaître qu’il y a un problème avec nos dirigeants politiques. Ils sèment autour d’eux une pagaille monstre, on peut les comparer à des « parrains » du désordre. On voudrait bien qu’ils soient des autodidactes refusant le carcan des disciplines établies, les choix opérés par eux paraissent être des actes de sabotage involontaire, une « nécessité intérieure ». Cela correspond-il à une fragilité psychologique ?

Dans une nouvelle intitulée « Nécessité intérieure », Thomas Bernhard raconte comment un pompier de la petite ville de Krems, en Basse-Autriche, alors qu’il tendait avec quelques collègues un filet de sauvetage à l’endroit où un désespéré menaçait de sauter d’une corniche, fut subitement poussé par une « nécessité intérieure » à retirer le filet et à s’enfuir, causant la mort du malheureux suicidaire. Le tribunal, qui plus tard, eut à juger le pompier ne put écarter sa responsabilité. Il l’acquitta cependant, ainsi que ses collègues. Depuis des années et des années, conclut Thomas Bernhard, dans cette nouvelle désopilante, les pompiers de Krems ont la réputation d’être les meilleurs au monde.

Nos politiques ne disent-ils pas qu’ils ont les meilleurs techniciens, les meilleurs chefs de service, alors que le déficit managérial est criant ?

Ce sont les vacances de Pâques, il n’y a plus de carnaval, mais il y aura toujours des matété a krab, des grillades, des live canal 10 et des « Bôdé Tour » sur Guadeloupe Première.
Chicanos pourra toujours éructer sur la « télévision de proximité » qui l’emploie et remercier l’éternel. Sur les réseaux sociaux, nous continuerons de répéter en boucle que l’assassinat du peuple antillais par la vaccination a été insufflée jour après jour par la Macronie.

Domota fulminera et exigera l’administration de l’hydroxychloroquine aux patients antillais, alors que l’OMS a établi que sa prise d’hydroxychloroquine à titre prophylactique contre le Covid-19 peut augmenter le risque de diarrhée, de nausées, de douleurs, de somnolence et de céphalées.

Alors qu’on dénonce à juste titre l’implication étatique dans les scandales sanitaires, les syndicats antillais seront-ils poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui ?

Les parents d’élèves ont crié leur exaspération, les collèges de Petit-Bourg et de Boisripeaux aux Abymes, paraissant être la proie de petits délinquants.
Ces derniers rejoindront-ils certains de leurs aînés qui ne cessent de noircir la liste macabre des jeunes tués dans ce pays Guadeloupe ? A moins de considérer que le crime est consubstantiel à l’humanité et donc à la Guadeloupe.

Le crime et l’homme sont intimes depuis la nuit des temps. « Un assassin juif ! » s’était écrié Ben Gourion, premier dirigeant de l’état d’Israël, en apprenant que son pays venait d’emprisonner son premier assassin, « nous ne sommes plus un peuple exceptionnel, nous sommes un peuple comme les autres ! ».

Voyé la vwa, koukoune monté, soukwé bonda, kanari kontré à Saint Felix ! Bonnes fêtes !

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Théo LESCRUTATEUR

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