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La Guadeloupe n’appartient pas aux Guadeloupéens

Comment nos politiques, nos syndicalistes, nos artistes, nos écrivains, nos sociologues, peuvent à ce point nous mentir ?

La Guadeloupe appartient à la drogue, -elle est devenue l’état narco, se manifestant par sa reconfiguration en termes de modèle d’enclave secondaire des cartels de drogue dans la décrépitude de Pointe-à-Pitre laissée à l’abandon où ordures et herbes folles se développent à une vitesse folle -, aux tueurs, aux vendeurs d’obésité, au trafic de sans-papiers, de femmes pauvres immigrées, la Guadeloupe appartient à la narco-culture.

Nous ne savons pas s’il y a des alliances circonstancielles pour la formation de réseaux de type mafieux, toujours avec un pied dans les structures étatiques, ce que nous savons c’est que les différents groupes criminels sont en mesure de déployer des stratégies d’hégémonie territoriale.

Entre les deux sphères (criminelle et publique), s’établissent des relations utilitaires et conjecturelles de respect, de tolérance et de reconnaissance mutuelles. Ce qui implique un discret modus vivendi entre deux pouvoirs qui se superposent sur un territoire.

Une certaine légitimation du trafic de drogue érode de jour en jour les vestiges de légitimité. La démocratie formelle est un échec retentissant.

La réalisatrice russe Marusya Syroechkovskaya présente à Cannes « How to save a dead friend ? », un documentaire choc sur la génération des millenials. Il est présenté dans la sélection « Acid » qui défend les cinéastes indépendants.

Il y en a qui disent que la Russie est pour les Russes. C’est quoi cette connerie ?

How to save a dead friend. Le titre du documentaire de la jeune réalisatrice Marusya Syroechkovskaya sonne comme une épreuve impossible. Ce que traverse selon elle une partie de la jeunesse de son pays, celle qui a grandi dans les années 2000 avec l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Son oeuvre, caméra au poing, à la première personne, documentant dix années de sa vie en Russie, dépeint une génération empêchée d’être elle-même, de vivre ses rêves, de s’exprimer librement.

Son film présenté à Cannes relate des comportements d’auto-destruction qu’ils ont vécus, elle et son mari. En 2016, son compagnon Kimi mettra fin à ses jours. 

« Il n’y a pas de statistiques sur le suicide en Russie. On ne sait pas vraiment où on en est, quel est le pourcentage de suicides au sein de la jeunesse. Ils sont en fait signalés comme des accidents, des overdoses ou d’autres motifs de ce genre, témoigne Marusya Syroechkovskaya, interrogée par franceinfo. Ce que je peux dire sur mon expérience et l’expérience de Kimi, c’est que nous étions tous les deux en dépression et nous ne le savions pas. Nous pensions que c’était ça la vie, que ça allait être comme ça pour toujours. Donc dans un sens, nous nous sommes comme automédicamentés avec la drogue et l’alcool. Ça nous a aidés au début.

Sur la chaîne d’Etat russe, des figures politiques comme celles de Dmitri Ledvedev et Vladimir Poutine s’échangent à tour de rôle le pouvoir, l’un devenant chef de gouvernement et l’autre chef d’Etat (Losbar et Chalus ?)

D’Olivier Serva, le jeune loup qui se rêvait en Macron antillais, rejeton choyé de son ancienne famille politique plus ou moins gentiment arrogant, à Justine Benin,  nouvelle postulante diva en remplacement de Michaux-Chevry, à Max Mathiasin qui indique avoir été acclamé en standing ovation par l’Assemblée Nationale, vers qui tendrons-nous ?

Vouloir remonter aux sources des malheurs de la Guadeloupe, c’est vouloir comprendre le pourquoi de tant d’incompréhensions et de déchirures, le pourquoi de tant d’animosité dans nos relations.

Pourquoi ce rejet, cette hostilité morbide qui nous amènent jusqu’à contester les meilleurs d’entre nous, qui nous empêchent de saluer leurs mérites ? 

Pourquoi sommes-nous incapables de construire un avenir commun alors que nous sommes si unis dans les martyres d’hier, s’interrogeait un écrivain algérien ?

La réponse est le mensonge. 

Au nom de quoi devrions-nous taire cette dérive ? De la légitimité historique ?  Quelle légitimité historique ? 

Et quelle légitimité scientifique ? Des syndicalistes, des préparateurs de tisanes, ont pris les rênes du pays, du CHU de Guadeloupe, mais ils s’avèrent être de bien piètres bâtisseurs.  

L’endoctrinement politique, la misère intellectuelle, les défilés en formations paramilitaires, ont remplacé tout débat d’idées.

Pascal l’affirmait : Tous les hommes veulent être heureux, même ceux qui vont se pendre.

La variole du singe n’est qu’un piège tendu aux 10 % de Français, qui, n’ayant reçu aucune injection, restent hors de contrôle de l’Ordre Mondial.

Les protéines Spike et Magneto doivent nous transformer en pantins télécommandés.

En chaque cubain, réside un Cotellon dévoyé, lequel après son passage à la Réunion adoptera la nationalité cubaine.

Les directeurs d’hôpitaux, en Guadeloupe, sont une monstruosité homogène.

Nos chanteurs gangsta, tous plus lamentables, les uns que les autres, ne font plus rire personne. Le fait de chanter dans le noir ne fait pas venir la lumière.

Les meurtriers qui sévissent en Guadeloupe  sont assoiffés de sang, de violence et de domination, ils ne dorment pas ou peu et vivent la nuit, ils sortent plutôt quand le soleil est couché, ils paraissent rechercher des endroits à l’abri de la lumière, leur déchaînement de violence est une entreprise froide d’élimination et de destruction.

Il existe, en même temps que le mythe fondateur Gwada, une croyance en une catastrophe Gwada elle aussi annoncée, une apocalypse finale.

Sur un fond amorphe d’incapacité, on pourrait comparer la situation de la Guadeloupe à ce qui s’est passé avec les «  monstrations » de phénomènes humains dans les foires ou cabinets de curiosités au long du XIXème siècle.

Canguilhem nous dit : le monstre, c’est le vivant de valeur négative. Oui, nous continuons à vivre, en Guadeloupe, mais en zombies.

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Théo LESCRUTATEUR

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