Société

Fiona : La nature reprend toujours ses droits

Le bétonnage à outrance, le non curage des rivières, certains quartiers laissés à l’abandon, facilitent grandement le travail destructeur des ouragans.

La Guadeloupe en ce moment vit des instants particulièrement difficiles, surtout en sud Basse-Terre ou l’ouragan Fiona a ravagé tout sur son passage.

@Ville de Basse Terre

S’il est vrai qu’on ne peut pas grand chose quand les éléments se déchaînent, on devrait pourtant pouvoir tirer certaines leçons des catastrophes du passé, afin de mieux gérer celles pouvant nous toucher dans le futur. Or si l’on s’en tient à ce qui s’est passé en cette journée du 18 septembre, et sans jeter la pierre à quiconque, on peut se demander si certaines infrastructures n’ont pas été réalisées sans une analyse approfondie de leur faisabilité en lieu et place ou elles ont été implantées.

Dans le même « balan », on est en droit de se poser cette question : Comment se fait-il que certaines constructions datant de la période coloniale n’ont pas été emportées par les flots, alors que d’autres plus récentes ont été littéralement éventrées, je veux parler principalement des ponts.

L’heure n’étant pas à la polémique, mais plutôt à la reconstruction, je laisserai pour l’instant au placard mes interrogations, mais il faudra bien qu’un jour on nous explique pourquoi à Goyave par exemple, des constructions ont été réalisées dans une zone inondable, et que le maire actuel Ferdy Louisy se voit dans l’obligation de constater que ces constructions sont aujourd’hui dans le lit de la rivière et qu’il faudra proposer aux habitants de cette zone, un autre lieu de résidence. Il en va tout aussi pour la marina de Rivière-Sens, jadis terrain de foot-ball, creusé pour accueillir des bateaux et qui a pratiquement disparue comblée par des roches, du sable, de la terre et autres branchages de toute nature.

Un jour, on finira par comprendre que le fameux « i bon kon sa » coûte très cher à la longue et qu’il faudra veiller à l’avenir à prendre toutes dispositions utiles afin de minimiser l’action destructrice des éléments quand ils se révoltent, et construire en ayant la certitude que tout a été pris en compte pour une sécurité maximum.

Si nous ne pourrons jamais rien contre la nature, retenons ceci : « prévenir c’est guérir »

Trop de cours d’eaux sont encore obstrués par des carcasses de voitures ou d’appareils électro-ménagers hors d’usage. Nous avons une part de responsabilité dans ce qui arrive à notre belle Guadeloupe car chez nous, trop souvent le provisoire devient définitif. La solidarité qui se manifeste aujourd’hui pour rendre meilleure la vie de chacun, on le sait s’estompera dès qu’une embellie se pointera à l’horizon car il n’y a que le malheur qui nous rapproche malheureusement.

Ainsi va la vie.

Hugues Pagesy

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