Société

La solidarité autour de Corinne Ismael

Originaire de Baillif, Corinne Ismael  a connu une année 2015 difficile. Grace à la solidarité de l’Association de Parents d’Elèves du 15 ème dont elle est membre, sa fille et elle pourront rester dans leur logement. Elle souhaite témoigner pour que sa mésaventure n’arrive pas à d’autres.

Aide soignante en attente de sa titularisation Corinne Ismael vit à Paris avec sa fille. Une faiblesse physique va bousculer sa vie tranquille. En arrêt maladie depuis le 29 décembre 2014, le verdict de l’IRM est sans appel : fissure de la rotule. Impossible de rester sept heures debout. Au bout de 3 mois de congé maladie, elle tombe en demi-solde et n’arrive plus à boucler son budget.

Son dossier traine, le médecin contrôle le découvrant six mois plus tard. De plus, la mutuelle sensée prendre le relais ne commence à verser le complément qu’en Octobre. Cela fait 5 mois qu’elle ne touche que 600 euros. Locataire à l’OPAC, elle ne paie pas un mois, son APL suspendue le mois suivant et se retrouve avec un loyer du double de son montant habituel. L’office HLM décide de l’expulser suite à un arriéré d’environ 3500 euros. Et c’est avec effroi qu’elle se retrouve à la rue le jeudi 15 octobre avec sa fille.

« On m’a envoyé un courrier disant que le bailleur n’a pas confirmé que j’avais payé le loyer. J’ai laissé trainer les choses sans parler, sans demander de l’aide. Le mois d’après je ne bénéficiais plus de l’APL : au lieu de 400, le loyer passait à 800 euros. Et j’ai appris que j’aurais du rester dans l’appartement, le jour de la venue de l’huissier, mon absence considérée comme un abandon de logement ».

« Aujourd’hui, mon Dieu merci, j’ai parlé. Je fais partie de l’association de Parents d’Elèves, je n’en pouvais plus. J’ai été voir une dirigeante et je lui ai expliqué mon cas. Elle m’a engueulé un peu, puis elle a appelé une autre maman qui m’a accompagnée à l’OPAC. Elle a immédiatement proposé 400 euros à verser à l’OPAC, elle a expliqué ma situation aux responsables. Ceux ci ont été compréhensifs et déclaré que si je payais 2555,32 euros, je réintégrais mon logement. »

« L’association de parents d’Elèves a décidé de verser cette somme à titre exceptionnel. Si cela se réalise, lundi après-midi je suis dans mon appartement ». (interview réalisée le 16/10)

Ce conte de Noël avant l’heure est pour Corinne une révélation « Là, j’ai pris une bonne leçon. Si je m’étais retrouvée à la rue avec une enfant à mon âge, je ne sais pas du tout quelle folie serait passée par ma tête malgré la famille. Et je pense aux autres mamans : on a une fierté, on se dit qu’on va s’en sortir ».

Combative, elle poursuit : « Je vais faire un courrier d’excuses, car le responsable m’a dit qu’il ne voyait aucun écrit de ma part expliquant mes difficultés. Et j’irai voir toutes les personnes que l’on m’a conseillé de rencontrer et régler mon dossier d’accident de travail ».

Songeant organiser une petite fête pour remercier ses bienfaiteurs, elle conclut : « Si en France, on n’a pas les bonnes personnes pour vous diriger, on se retrouve vite à la porte. Je ne veux plus que cela m’arrive et depuis hier, je comprends les gens qui sont dans la rue » .

 

 

 

 

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