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« Le futur s’annonce brillant pour tous les coureurs africains »

En devenant hier le premier coureur issu du continent africain à remporter une Classique WorldTour, Gand-Wevelgem, l’Érythréen Biniam Girmay était conscient de la portée de sa prouesse.

« Cette victoire va changer énormément de choses pour moi et pour l’Afrique, le futur s’annonce brillant pour tous les coureurs africains ».

Frederic Rostaing le définit en 2019 comme « un coureur de grand avenir, un diamant brut à polir ». La progression de l’espoir du cyclisme est rapide. En septembre 2021, il devient vice-champion du monde sur route espoirs à Louvain.

« Ce qu’il a réalisé à Louvain, est une vraie performance », a déclaré Bernard Hinault le quintuple vainqueur du Tour. « Il m’a vraiment impressionné car les meilleurs de sa tranche d’âge étaient présents ce jour-là. Je l’avais déjà vu au Gabon sur la Tropicale en 2019, battre au sprint André Greipel alors qu’il n’avait pas encore 19 ans. Je le suis depuis, car il est promis à une belle carrière » lui décernant pour la 2eme année consécutive le trophée du cycliste africain.

L’histoire retiendra que cette grande première du 27 mars 2022 a été réalisée lors d’un sprint final à quatre. Pourtant à l’écouter, l’Érythréen a connu une course compliquée : « Je n’étais pas très bien dans la première partie de course, j’ai perdu beaucoup de places. Je ne me sentais pas très bien mais je me suis senti de mieux en mieux. J’ai roulé intelligemment et je me suis contenté de suivre. Les autres attendaient Wout van Aert et nous, on est revenu ».

Une victoire qui ne surprendra pas un autre connaisseur de la discipline : Lance Armstrong. Le Texan déclarait il y a quelques mois :  » Les coureurs africains pourraient bien être de plus en plus nombreux…

Le cyclisme, c’est beaucoup de choses, mais c’est avant tout un sport d’endurance. C’est certes aussi un sport où il faut maintenir sa position et éviter les chutes, mais si on regarde un sport d’endurance comparable comme le marathon, nous savons d’où viennent les athlètes qui dominent.

Je ne pense pas que ce soit si farfelu de penser que les Kényans, les Ougandais et les Erythréens peuvent réussir dans ce sport tant qu’ils peuvent rester en tête de la course et éviter les chutes. Nous connaissons leurs prédispositions pour les sports d’endurance ».

Des performances à venir qui pourraient redonner le goût de la petite reine à nos jeunes.

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