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Faut-il nourrir la Guadeloupe continuellement de sang humain pour qu’elle rayonne ?

D’un côté nous avons un syndicat violenté dans son orgueil symbolique, qui accumule les erreurs stratégiques, lancé dans une course folle au suicide anti-vaccinal, de l’autre sont répandues un peu partout de multiples lamentations sur nos faiblesses.

Prenons la crise actuelle. Elle aurait dû être le point de départ de la redéfinition d’une politique sanitaire guadeloupéenne, prenant en compte depuis le berceau jusqu’aux structures de soin, les problèmes de santé majeurs de la Guadeloupe, l’obésité, le diabète, le chlordécone.
Non. Nous ressortirons de cette crise encore plus en état d’obésité morbide, nous serons encore plus malades, hyper-tendus, souffrant d’hallucinations psychotiques, puisqu’un guadeloupéen sur trois souffre de problèmes mentaux.

Daniel Dagenais dans « le suicide comme meurtre d’une identité » tentait de comprendre comment des centaines de suicides accomplis séparément par des personnes qui ne se connaissent pas, finissent par aboutir à une physionomie sociale si reconnaissable, s’apparentant à une signature collective. La haine de soi et la haine des autres sont très proches.

Nous avons toujours pensé que la faille du LKP est son inculture manifeste. Ses membres se pensent chargés d’une mystérieuse puissance qui mettrait en branle un ensemble de forces, même si elle présente les aspects d’une réalité tragique et inexorable.

Georges Calixte a fait ses calculs. L’éminent politologue, comme d’autres observateurs, estime que la frange dure du LKP se réduit à 300 membres, qui sont obligés de passer par l’hyper-activisme pour tenter d’exister.

Et peu importe que ce soient encore les petits, les malheureux qui souffrent, pas ceux qui peuvent télé-travailler.
Quand on vous parle d’inculture !

Ont-ils jamais pris connaissance de l’épidémie de variole qui frappa Montréal en 1885 ? Les similitudes avec la crise actuelle qui frappe les Antilles sont si nombreuses, que leur credo syndical calamiteux serait à coup sûr jeté aux oubliettes.

Nous sommes en 1885. Montréal est frappé par une épidémie dramatique de variole. Elle va entraîner la mort de 3 200 personnes, alors qu’il existe un vaccin qui a fait ses preuves depuis 1796. Alors, pourquoi l’épidémie de variole s’est-elle répandue ?

Parce que, comme l’explique France Inter du 7 janvier 2022, les politiques de l’époque ont fait face à une incroyable résistance d’une partie de la population, avec une opinion publique chauffée à blanc par des discours antivaccins tenus par des personnalités influentes. Une sommité de l’époque, Joseph Emer Coderre, fait une campagne acharnée contre la vaccination à coup de tribunes incendiaires, dans les medias qui lui sont favorables, et qui font la promotion de traitements alternatifs à base d’onguents, tout en expliquant que la vaccination est dangereuse, qu’elle a des effets secondaires dévastateurs ou qu’elle est « un effrayant moteur de destruction ».

D’autres éditos expliquent que la vaccination bafoue les libertés individuelles ou que les promoteurs du vaccin ne cherchent en fait qu’à s’enrichir.

Face à cette résistance et l’épidémie qui fait des ravages, les autorités tentent d’imposer la vaccination et l’isolement des contaminés. Ils décrètent même des amendes contre ceux qui ne respectent pas les contraintes sanitaires.

Mais ces mesures sont perçues comme un instrument de domination et de répression. Le 28 septembre 1885, des émeutes antivaccins éclatent, les manifestants s’attaquent à un hôpital, à la mairie, en scandant des menaces de mort contre certains médecins. Des émeutiers se mettent à saccager les pharmacies, et vont jusqu’à harceler les personnels de santé jusqu’à leur domicile.

La propagation de la maladie est facilitée par les combats politiques, de mauvaises décisions, et un rejet de la science par une certaine partie de la population, le désordre social opposant les anglophones au francophones, les catholiques aux protestants, les riches aux pauvres, le tout dans le contexte de la Rébellion du Nord-Ouest et de la pendaison en novembre 1885 de Louis Riel, chef des Métis, précise Wikipedia.

(La rébellion du Nord-Ouest de 1885 désigne une tentative brève et sans succès des Métis canadiens de se rebeller contre le gouvernement du Canada).
Du côté de l’Eglise, on voit la résurgence de la variole comme une punition après les débordements festifs du carnaval.

C’est la dernière fois qu’une épidémie de variole est non maîtrisée dans une ville moderne du XIX ème siècle.

On pourrait multiplier les analogies de cette pandémie de variole avec notre crise Covid. Ainsi, face à ce qu’ils perçoivent comme une incapacité de la ville à faire face à l’épidémie, un groupe d’hommes d’affaires, décide de mettre la pression sur la ville en donnant 10 jours à leurs propres employés pour fournir un certificat de vaccination, ainsi que leur famille, l’impossibilité de fournir un tel certificat signifiant un congé immédiat.

La lecture de l’Histoire est toujours sans appel. On a fait croire au peuple guadeloupéen une fausse légende révolutionnaire, nous avons déjà souligné que ce sont les régimes révolutionnaires qui imposent à leur peuple le vaccin ( Cuba, le gouvernement calédonien). L’épuisement d’un imaginaire devenu fallacieux et inutile est patent. Il ne reste plus au LKP qu’à chercher désespérément l’affrontement pour adopter une posture victimaire.

Le pire est encore à venir.

Puisqu’aucun syndicaliste, aucun leader de groupe carnavalesque, ne parle de la Caraïbe, et des décisions qui y sont prises, lors de cette pandémie Covid, faisons-le pour eux. Le 1er ministre trinidadien a annoncé que pour la deuxième année consécutive, aucune parade ne sera autorisée. Seuls les vaccinés prendront part aux défilés organisés dans des lieux précis.

De quoi faire mourir de chagrin les aficionados de déboulés en Guadeloupe et en Martinique, protestant à grand renfort de caisses claires contre la dictature sanitaire coloniale !
Au fait, Trinidad est-elle une colonie ou un état indépendant ?

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Théo LESCRUTATEUR

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