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DOMOTA, CHALUS, LOSBAR, PIRBAKAS, LE PEN, M’TOUMO, même combat ?

LA SECTE DU TEMPLE SOLAIRE EN GUADELOUPE

 

Claude Tresmontant, qui a enseigné la philosophie des sciences, rappelait que les grandes catastrophes de l’humanité commencent par une catastrophe dans le domaine des idées.

La Guadeloupe est donc à l’image des six personnages cités.

Le premier est incapable de dépasser le stade des discours apologétiques (commémorations héroïques, résurrection de cultes, ou encore mises en scène pseudo-historiques), transmutation des femmes et hommes par actes héroïques ou sacrificiels, – comme l’agent en grève de la faim devant le CHU-, éternels discours accusateurs, dans tout fonctionnaire de l’état français, il y aurait toujours une bête immonde toujours prête à bondir, à mordre et à tuer.

 C’est peu dire que le syndicat UGTG est en état de mort cérébrale, comme l’OTAN. Il ne représente plus la quintessence d’un populisme de rupture, fondé sur un charisme de tonalité nationaliste et révolutionnaire invincible dans les masses. Incapable de réagir face au lent désengagement de l’état français, abandonnant  l’île à sa servitude géopolitique, sa survie semble dépendre désormais de son opposition à la vaccination.

L’outil militaire semble encore fonctionner (quoique les politologues les plus avertis n’aient pu recenser que 300 membres actifs ultra-déterminés, défilant derrière la statue du Commandeur), mais la tête politique et diplomatique, elle, est en état de mort cérébrale parce que ses neurones principaux, c’est-à-dire ses idéologues, sont tournés vers l’extérieur, vers Paris, vers l’Afrique, et jamais vers la Guadeloupe et la Caraïbe.

Ils pensent qu’il existe des grands maîtres (Kemi Séba ou eux-mêmes d’ailleurs ) qui résident sur l’étoile de Sirius,  et qui guident l’humanité vers l’éveil spirituel. La mégalomanie de ces grands maîtres se nourrit de regards idolâtres. 

Sauf qu’aujourd’hui un cheval de Troie est apparu dans ce cerveau syndical : Marine Le Pen.

Michel Onfray a indiqué qu’on ne peut pas reprocher à la fille les turpitudes du père, la première ayant reconnu que la shoah est la pire catastrophe du 20 ème siècle. Dont acte.

Et même aux Antilles, puisque nous avons la mémoire courte, le vote de la députée européenne, ex rassemblement national, la guadeloupéenne Maxette Pirbakas « contre » la résolution reconnaissant la traite transatlantique comme un crime contre l’humanité, au Parlement européen, le vendredi 19 juin 2020, qui à l’époque avait paru soulever l’indignation, est donc allégrement passé aux oubliettes.

C’est avec frénésie que les électeurs guadeloupéens et martiniquais ont choisi leur « Présidente », dans une impasse du jeu démocratique, notre actualité ne cessant de révéler des exécutifs régional et départemental dysfonctionnels, le charlatanisme et le bricolage, et qui plus est un incroyable réseau de malfaiteurs politico-affairistes, – la gouvernance Lucette Michaux-Chevry en a révélé l’architecture méthodique-.

Et dire que tous ces hauts responsables cultivent un patriotisme ostentatoire, un nationalisme d’apparat et ne cessent de demander aux jeunes de croire en eux.

La chronique de la délinquance économique est sur toutes les lèvres, mais le système réagit en ignorant placidement le tollé médiatique, et en faisant le gros dos. Jusqu’au couperet final ?

Dans El pueblo soy yo, le mexicain Enrique Krauze fait l’anatomie du pouvoir en Amérique latine et met en garde contre la montée actuelle du populisme.

«Le populisme n’a pas d’identité idéologique », affirme-t-il.

On ne peut que mieux comprendre pourquoi ce nouveau populisme se joue avec délectation des pitreries du personnel politique guadeloupéen. 

Et si le journal conservateur espagnol ABC, s’interrogeant sur le succès de la présidente du rassemblement national dans les territoires d’outre-mer, trouvait deux explications : l’opposition désormais virulente à une immigration incontrôlée, mais aussi le fait que le profil de ses électeurs soit beaucoup plus proche -comparé à celui de Macron- de celui des population des outre-mer : classe ouvrière peu éduquée, à faible revenu et rurale, il faut bien reconnaître que toutes les prises de paroles de nos femmes et de nos hommes politiques ne sont que des râles qui se muent en éclats de rire cyniques. Ces personnages se caricaturent eux-mêmes.

La vidéo d’Ary Chalus appelant le peuple guadeloupéen à voter pour le président Macron, après avoir affirmé deux semaines avant, son « dégagisme », ne fait plus ni rire, ni pleurer. Il ne nous reste plus qu’à prier.

Et, disons-le, si le bilan d’Emmanuel Macron tient sur un ticket de métro, celui d’Ary Chalus et de Guy Losbar tiendrait sur un ticket de KARULIS.

L’énigme de la longue prière silencieuse du pape devant la Vierge de Guadalupe

Le journaliste Jean-Marie Guénois, dans le journal le Figaro du 14/02/2016, indiquait que lors de son voyage au Mexique, le Souverain pontife s’était recueilli devant l’emblématique figure mariale. Faudra-t-il en effet un miracle pour que la Guadeloupe surmonte ses défis ?

Pourquoi le pape François avait-t-il maintenu, dans un programme pourtant très chargé un temps de prière, seul et en silence, d’une vingtaine de minutes devant l’image de la Vierge de Guadalupe au cœur de Mexico ? 

Jean-Marie Guesnois indiquait qu’il est très rare, en effet, dans un voyage aussi officiel de voir le pape se recueillir ainsi de très longues minutes mais le pape François y tenait. C’est ainsi qu’à la fin de la messe célébrée dans ce qui est le plus grand sanctuaire marial du monde devant plus de 40.000 personnes où l’on vénère depuis 1531 une image de la Vierge, sainte patronne de toute l’Amérique, le pape s’est isolé dans une petite pièce, «le camerin», derrière le grand autel de la basilique, ce qui lui permettait de se trouver à hauteur et à proximité immédiate de cette icône, la «Vierge Morenita» (la vierge métisse, représentée sur la fameuse image), dans ce sanctuaire phare de l’Amérique où 20 millions de personnes défilent chaque année. 

Peut-être a-t-il eu la révélation et l’explication psychanalytique de la haine de Gaby Clavier, ex-secrétaire général de l’UGTG, à l’encontre de l’ex-directeur du CHU de Guadeloupe, Gérard Cotellon ? 

Gaby Clavier pouvait-il supporter que son alter-ego de l’époque, infirmier comme lui, soit devenu directeur du CHU ?  

Dans cette île, la détestation morbide de tout ce qui peut représenter l’intellectuel, la raison, la science, la réussite professionnelle, et la tendance obsessionnelle à se sentir persécuté sont palpables. 

Si ces évènements n’étaient pas tragiques, on aurait pu en faire un roman, à l’instar de «  l’hôpital de la haine » de l’écrivain Slaughter.

La haine d’une partie des brancardiers, des aides-soignants, des infirmiers, contre les médecins, ce déchaînement de violence, de folie meurtrière, qui comme un catalyseur,  allait révéler la bassesse des uns et l’abnégation des autres, les failles existentielles et la complaisance d’une frange du personnel « subalterne », le désespoir des médecins des établissements hospitaliers des Antilles (3 médecins se sont suicidés en Martinique pendant cette période), ont jeté une lumière crue sur le déni d’autorité et scientifique qui taraude nos îles.

Méprisés, marginalisés, les chercheurs et médecins antillais  sont supplantés par des gourous, véritables  machines à certitudes et préjugés, aussi il n’est pas étonnant de voir surgir des charlatans, des faux érudits, des hommes de folklore qui s’autoproclament porte-parole de tout un peuple pour venir occuper les devants de la scène dans les médias.

En 2015, un pasteur du nom de Tony Perkins, qui avait été candidat au sénat américain quelques années plus tôt, lança cet avertissement. Les inondations qui sont en train de s’abattre sur la Louisiane sont une punition divine. Elles sont envoyées par le Tout-Puissant pour châtier les Etats-Unis d’avoir autorisé le mariage entre personnes du même sexe. Très peu de temps après avoir fait cette déclaration, il dut fuir sa propre maison, inondée. 

On finit toujours par être rattrapé par  la fameuse « Schadenfreude », cette jubilation de voir survenir des catastrophes chez les autres,  qui se retourne inévitablement contre soi.

Nous fuirons nos propres maisons inondées, (comme la récente actualité tragique nous l’a démontré), notre propre archipel, notre propre CHU, alors que Gérard Cotellon, lorsqu’il aura accompli sa mission, encensé et vénéré par le peuple du département de l’océan indien, léguera à la Réunion un hôpital de pointe.

Quant à nos jeunes médecins guadeloupéens, désespérés par les actes insensés accomplis par des groupuscules que les syndicats  prétendent ériger au rang de lutte glorieuse anti-coloniale, ils auront déserté l’île, à juste titre. 

D’ici 2030, la moyenne d’âge en Guadeloupe sera autour de 43 ans. Qui soignera nos seniors ?

Une population guadeloupéenne vieillissante

Au 1er janvier 2020, la population de la Guadeloupe est estimée à 379 710 habitants. La décroissance de la population guadeloupéenne se confirme au fil des années. L’archipel a perdu 23 700 habitants depuis 2010, l’équivalent de la commune du Gosier.

Le solde migratoire est déficitaire. Les installations de nouveaux arrivants sur le territoire ne compensent pas les départs. La vague de jeunes adultes en quête d’emploi ou poursuivant leurs études, quittant le département ne faiblit pas. Ainsi, le dépeuplement touche plus particulièrement les jeunes. Les moins de 25 ans représentaient 35 % de la population guadeloupéenne en 2010, ils en représentent 29 % aujourd’hui.

Le vieillissement de la population s’installe. Les baby-boomers sont de plus en plus nombreux à entrer dans la population des seniors : les Guadeloupéens de 60 ans et plus représentent 28 % de la population et les 75 ans et plus 9 % (contre respectivement 19 % et 6 %, 10 ans auparavant).

Qui sera l’Evita Perón de la Guadeloupe ?

Maïté M’Toumo veut aussi délivrer la Guadeloupe du gouvernement Macron ainsi que de la bourgeoisie locale et des groupes békés.

L’histoire est mobilisée comme facteur explicatif du social, on trouve aussi la dénonciation du racisme d’Etat, des inégalités entre différents groupes socio-raciaux, du pouvoir économique des  « Blancs », de la surreprésentation de métropolitains  pour ce qui concerne les postes à haute responsabilité retenue comme preuve de la persistance du racisme officiel, mais on assiste à un déchaînement de violence à l’encontre de directeurs et de cadres administratifs guadeloupéens,  Maïté Hubert M’Toumo parait reprendre les mots d’ordre et les contradictions flagrantes de sa centrale syndicale.

Dans un entretien de 1996, Tomás Eloy Martínez décrivit Eva Perón comme « la Cendrillon du tango et la Belle au bois dormant de l’Amérique latine. », indiquant que les raisons pour lesquelles elle s’est maintenue comme une importante icône culturelle sont les mêmes que pour son compatriote Che Guevara. Maïté M’Toumo serait la Cendrillon du gwo-ka.

« Les mythes latino-américains sont plus résistants qu’il n’y paraît. Même l’exode massif de Cubains sur des radeaux ou la rapide décomposition et l’isolement du régime castriste n’ont pas pu éroder le mythe triomphal de Che Guevara, qui reste vivant dans les rêves de milliers de jeunes gens en Amérique latine, en Afrique et en Europe. Le Che, de même qu’Evita, symbolise certaines croyances naïves, mais efficaces : l’espoir d’un monde meilleur ; une vie sacrifiée sur l’autel des déshérités, des humiliés, des pauvres de la terre. Ce sont des mythes qui de quelque manière reproduisent l’image du Christ. »

Sauf que par un incroyable retournement de situation auquel nous sommes habitués en Guadeloupe, c’est Marine Le Pen qui semble symboliser désormais cette figure christique. Maxette PIRBAKAS n’est plus que la pécheresse.

Les Grands Frères oubliés par tous ?

Dans cette Guadeloupe hors-sol, si nul n’évoque le sort des Haïtiens, nul n’évoque non plus le sort des Grands Frères.

J’ai écouté les familles des Grands Frères. Elles sont particulièrement révoltées. 

Elles font le parallèle entre les apparitions de l’activiste Kemi Seba sur le sol guadeloupéen qui lui valent des salles combles, et les réunions de soutien aux Grands Frères initiées par leurs proches, avec 5 personnes au maximum présentes. 

Nous ne pouvons que leur adresser ce message. 

« Il ne faut pas leur laisser l’espoir de nous persuader qu’un nègre marron est coupable ».

Qui formulait cette extraordinaire déclaration de résistance ? Victor Schoelcher ! Si finalement c’était lui, le vrai révolutionnaire ?

Woy, woy, woy, pa di sa ! Yo ké voyé bon woch en lèw !

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Théo LESCRUTATEUR

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