Société

HOLLANDE ET LUREL SE PRESSENT POUR LA LOI SUR L’EGALITE REELLE

Victorin Lurel a déclaré mardi soir que le chef de l’État souhaitait une loi sur l’égalité réelle outre-mer dès décembre. D’autres sujets concernant le quotidien de ces populations et les réparations liées à l’esclavage ont été abordés.

Que le Président de la République décide d’accélérer le mouvement ne doit rien au hasard. En ces temps de disette pour François Hollande, toute initiative permettant de grappiller des voix est bonne à prendre et les 1 600 000 électeurs ultramarins sont des clients de choix avec une loi cadre sur l’égalité réelle vide de tout contenu. Il sera bien temps en 2017 d’en définir le substrat. Victorin Lurel, lui, après sa défaite aux régionales en décembre voit se pointer l’échéance des législatives et le dernier sondage avec une cote de popularité chutant de 12 points d’opinions favorables au mois de mai n’est pas de bon augure. Il souhaiterait pouvoir aborder sa campagne de réélection en « père de l’égalité réelle ».

Reçu par François Hollande « en vue de la transmission au Conseil économique, social et environnemental et au Conseil d’État du texte préparé par le gouvernement, cette rencontre a été l’occasion pour le Président de la République de marquer sa volonté de voir aboutir un texte dès décembre 2016, concrétisant notamment certaines mesures d’égalité sociale et économique réelle proposées dans le rapport.

 « À la demande du Président, j’ai, en outre, fait le point sur la situation de l’eau en Guadeloupe et réaffirmé mon engagement pour la création d’un syndicat unique et ouvert Eaux de Guadeloupe pour garantir, dans les plus brefs délais, un approvisionnement régulier en eau aux Guadeloupéens, premières victimes de cette crise…
… J’ai évoqué mon souhait de voir adopter des amendements que je soumettrai à la discussion lors de l’examen du projet de loi Égalité et Citoyenneté donnant une force normative et « sanctionnatrice » à la loi Taubira de 2001 par une faculté de condamner pénalement toute apologie de la traite et de l’esclavage ou toute atteinte aux descendants des victimes. J’ai, en outre, présenté au président de la République un amendement abrogeant la loi du 30 avril 1849 relative à l’indemnité accordée aux colons par suite de l’affranchissement des esclaves et l’ordonnance royale du 17 avril 1825 par laquelle la France « concédait » – les termes de l’époque – l’indépendance à Haïti moyennant paiement de 150 millions de francs-or » .

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