« Un Gosier fier, fort et responsable face aux défis du monde » par G.Jeanne
On a longtemps voulu croire que les grands bouleversements du monde ne concernaient pas nos territoires.
Que les conflits internationaux, les tensions géopolitiques, les accords commerciaux ou les décisions prises dans de lointaines capitales restaient abstraits, presque théoriques.
Cette lecture est aujourd’hui dépassée. Et elle est dangereuse.
Le Gosier, la Guadeloupe, la Caraïbe ne sont pas des territoires isolés. Nous sommes au contraire directement exposés à des décisions prises ailleurs, souvent sans que nos réalités insulaires, économiques et sociales ne soient réellement prises en compte.
Un exemple récent l’a démontré avec force.
Lors des tensions et de l’intervention des États-Unis au Venezuela, des avions sont restés cloués au sol.
Pas à Paris.
Pas à Bruxelles.
Mais en Guadeloupe.
Chez nous.
Cet épisode n’est pas anecdotique. Il révèle la fragilité structurelle de notre modèle économique et doit nous servir d’alerte collective.
Une économie trop dépendante
Aujourd’hui, l’économie du Gosier repose très largement sur le tourisme. Ce secteur est essentiel, mais il est aussi l’un des plus vulnérables : exposé aux crises sanitaires, aux aléas climatiques, aux chocs économiques et aux tensions géopolitiques.
Peut-on durablement construire l’avenir d’une commune sur une activité aussi instable ?
En tant que candidate aux élections municipales et communautaires du Gosier, ma réponse est claire : non.
Être responsable politique, ce n’est pas seulement gérer l’urgence ou le quotidien.
C’est anticiper.
C’est protéger.
C’est refuser la résignation.
C’est pourquoi je porte, avec le Renouveau Gosierien, une vision fondée sur la diversification et la structuration de notre économie, à l’échelle communale mais aussi intercommunale. La communauté d’agglomération est un levier essentiel pour organiser le développement économique, la formation, le tourisme, la mobilité et l’aménagement du territoire. Aucune commune ne peut réussir seule.
Du tourisme subi à une véritable filière touristique
Aujourd’hui, Le Gosier est une ville à saisonnalité touristique : une activité concentrée sur quelques périodes de l’année, générant des pics d’activité suivis de creux économiques, avec des emplois souvent précaires et peu qualifiés.
Notre ambition est différente.
Nous voulons faire du Gosier une ville avec une véritable filière touristique.
Une filière, cela signifie une chaîne de valeur complète, structurée et locale :
– des emplois durables et qualifiés,
– des formations adaptées aux jeunes du territoire, en lien avec les compétences de la communauté d’agglomération,
– des liens renforcés entre tourisme, agriculture, pêche, artisanat et culture,
– une montée en gamme de l’offre, respectueuse de notre environnement et de notre identité.
Transformer le tourisme en filière, c’est permettre qu’il irrigue l’ensemble de l’économie locale. C’est faire travailler ensemble hôteliers, restaurateurs, producteurs, pêcheurs, artisans et acteurs culturels. C’est créer de la valeur qui reste sur le territoire.
C’est aussi cela, un Gosier Fier : qui ne se contente pas d’accueillir, mais qui valorise ce qu’il est.
Un Gosier Fort : qui crée de l’emploi toute l’année et sécurise les parcours professionnels.
Un Gosier Responsable : qui protège son environnement et prépare l’avenir.
Le danger silencieux des accords commerciaux
Mais notre avenir est également menacé par un danger plus discret, plus structurel : les accords commerciaux internationaux, et notamment le MERCOSUR.
Ces accords ouvrent nos marchés à des produits agricoles issus de pays où les normes environnementales sont plus faibles, les règles sanitaires moins exigeantes et les coûts de production sans commune mesure avec les nôtres.
Comment nos agriculteurs peuvent-ils rivaliser dans ces conditions ?
Les conséquences sont déjà visibles : recul des productions locales, disparition progressive des terres agricoles, aggravation de notre dépendance alimentaire. Aujourd’hui, plus de 70 % de ce que nous consommons est importé.
La question n’est donc plus théorique : que se passera-t-il le jour où les bateaux n’arriveront plus ?
L’autonomie alimentaire comme acte politique
L’autonomie alimentaire ne peut plus être un slogan. Elle doit devenir un acte politique fort, assumé et structurant, à l’échelle communale comme communautaire.
Avec le Renouveau Gosierien, nous faisons des choix clairs :
– protéger et sanctuariser les terres agricoles, – relancer une agriculture locale moderne et viable,
– intégrer les produits locaux dans la restauration collective,
– créer des synergies entre production, transformation et consommation locale.
Une candidature enracinée, guidée par des valeurs
Si je suis candidate aujourd’hui aux élections municipales et communautaires du Gosier, c’est avant tout par attachement profond à cette commune et à celles et ceux qui la font vivre. Le Gosier n’est pas pour moi un simple territoire administratif : c’est un lieu de vie, de mémoire, de liens et de responsabilités.
Je veux un Gosier qui ne subit plus, mais qui choisit.
Un Gosier qui anticipe au lieu de réparer.
Un Gosier qui fait confiance à ses forces vives et investit dans sa jeunesse.
Mais je veux aussi le dire avec sincérité : le Gosier a besoin de retrouver sa fierté.
Une fierté gosierienne qui s’est peu à peu érodée.
Retrouver cette fierté, c’est redonner aux Gosieriens la certitude que leur commune avance, protège, crée et rassemble.
Cette fierté retrouvée est indissociable de la responsabilité. Une commune fière est une commune qui assume ses choix, qui protège son territoire et qui prépare l’avenir de ses enfants. C’est le sens même de mon engagement et de celui du Renouveau Gosierien.
C’est ce chemin que je propose.
Un chemin exigeant, mais nécessaire.
Un chemin fidèle à une ambition simple et profonde : un Gosier Fier, Fort et Responsable.
Ghylaine JEANNE
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