LUCETTE MICHAUX-CHEVRY MISE EN EXAMEN
On ne l’a appris que hier. Lucette Michaux-Chevry, ancienne ministre de Jacques Chirac, ancienne sénatrice, et ancienne présidente du Conseil régional et du Conseil général de Guadeloupe, a été mise en examen le 7 janvier 2016 pour détournement de fonds publics et trafic d’influence par personne investie d’un mandat électif et placée libre sous contrôle judiciaire.
L’élue a été mise en cause par les gérants des SARL A2S et G2R établies à Baie Mahault.
L’ancienne présidente du conseil régional aurait bénéficié de travaux de rénovation dans son appartement dans le 17ème arrondissement de Paris, en surfacturant en contrepartie des travaux de réfection d’une école élémentaire afin d’adapter l’appartement aux besoins de la femme de son petit-fils, devenue handicapée. La mise aux normes aurait été effectuée par des relais parisiens des entreprises guadeloupéennes.
Les deux chefs d’entreprise Guy Doukhan et Michel Cau auraient confirmé ces accusations pendant leur audition, assurant avoir remis aussi de l’argent en espèce, 30 000 euros, au maire de Basse Terre. Ils ont eux aussi été mis en examen.
L’information judiciaire a été ouverte par le parquet de Basse-Terre qui a saisi la brigade financière de la Direction interrégionale de la police judiciaire, suite à une lettre anonyme envoyée au procureur.
L’avocate de la Présidente de la CASBT (Communauté d’Agglomération Sud Basse Terre) Maitre Evita Chevry, affirme elle que les travaux de rénovation de l’appartement et le volet surfacturation ne remontent pas à la même période et dément tout échange financier entre les protagonistes.

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