Société

Guadeloupe : Un pas en avant, deux en arrière

On connaissait le film : le jour où la terre s’arrêtera, il faudra désormais dire le jour ou la Guadeloupe s’arrêta.

Car c’est bien cela qui s’est passé ce vendredi 25 octobre, quand un groupe d’individus pour une mésentente entre eux et leur direction, a trouvé intelligent de plonger la Guadeloupe dans un black-out total qui allait durer plus de 36 heures pour certaines communes dont Gourbeyre.

Cet acte insensé qui montre bien l’intention de ceux qui prônent l’autonomie et à plus long terme l’indépendance est représentatif du climat de terreur que la Guadeloupe va connaître si d’aventure ces hurluberlus arrivaient à leur fin.
Cet acte relevant du grand banditisme privant la Guadeloupe d’électricité pendant un si long temps, montre l’irresponsabilité de leurs auteurs.

Mais dans cette affaire ce qui semble être remarqué par toute la population, c’est l’absence de prise de position des élus.

A quoi servent-ils réellement s’ils sont aux abonnés absents quand on a besoin d’eux ? Et il faut reconnaître pour la plupart qu’ils brillent par leur absence dans ce conflit.

Le couvre-feu instauré par le préfet n’est que cautère sur jambe de bois car le pays dans le noir total, c’est du pain béni pour les casseurs, et à Pointe-à-Pitre, ils ont montré qu’ils étaient libres d’agir à leur guise sans qu’aucune force de police ne vienne entraver leur désir de casser et de piller.

Autant il vous sera difficile d’échapper a une amende si vous êtes en infraction sur la route, autant qu’une espèce d’immunité vous sera consentie si vous vous en prenez au mobilier public urbain, ou à détruire l’outil de travail de certains commerçants.
Serions nous devenus aussi irresponsables pour croire, que dégrader ou voler le bien d’autrui est notre unique solution pour exister ?

Comment expliqué qu’une tractopelle puisse éventrer plusieurs magasins à Pointe-à-pitre dans une ville sous couvre-feu et sous surveillance policière ? Les actes de banditisme augmentent d’un cran chaque jour en Guadeloupe, et sortir la nuit est désormais devenu presque impossible.

S’agissant d’EDF, une question légitime se pose : Qui va rembourser les produits périmés dans les congélateurs de la population ? Il serait bon qu’EDF annule pour tous la prochaine facture d’électricité. Par ces temps de fortes chaleurs qui nécessitent en permanence l’utilisation d’appareils de ventilation, il est difficile de comprendre pourquoi une population est prise en otage et doit subir le diktat de quelques-uns ? Et puis, qui s’est préoccupé du sort de toutes ces personnes sous appareils respiratoires ou dans des lits médicalisés. Qui s’est préoccupé de l’intoxication par l’oxyde de carbone de ceux qui pour un minimum de confort ont utilisé un groupe électrogène ?

On n’agit pas de la sorte si on n’a pas derrière la tête l’idée de museler la population. Le maire de Pointe-à-Pitre a mille fois tiré la sonnette d’alarme, mais il faut croire que le son de sa cloche n’arrive pas aux oreilles des autorités préfectorales et gouvernementales.

Qui vivra verra, mais il est plus que grand temps que la sonnette d’alarme soit tirée.

Luc Bernardini.

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