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Wendie Renard : J’ai eu la chance d’arriver à la grande époque de l’OL

Dans une interview au Progrès, Wendie Renard revient sur sa carrière avant la finale jeudi contre Wolfsburg en ligue des champions et les Jeux Olympiques.

« Débarquer à 16 ans à l’OL, c’était gagné pour moi. Sortir des îles, ce n’était pas évident. Mais j’ai toujours dit à ma mère que je voulais être footballeuse professionnelle et jouer en métropole. » « J’ai aussi eu la chance d’arriver à la grande époque de l’OL et j’étais souvent avec Govou, Malouda, Wiltord, et Abidal. Il y avait des petits repas et j’écoutais ».

Elle confie avoir du lutter : « Contre moi-même, d’abord. Quand on est Antillais, on est nonchalant. C’est notre étiquette. Je ne pensais pas l’être, et ma dégaine, elle est naturelle.  » Et le brassard de capitaine lui a permis de grandir. « On peut dire que je suis assez réservée. Quand je ne connais pas, je ne vais pas vers la personne. J’ai fait un vrai travail sur moi et ça m’a changé. Un peu ».

La médiatisation du football féminin est liée aux résultats : « Sans performance, ça s’éteint rapidement. Avec l’équipe nationale, si on veut franchir un palier, on doit gagner un titre. En club, on l’a déjà fait et on voit. A Lyon, on a deux groupes de supporters qui se déplacent en France et en Europe. En 2006, on n’avait même pas 100 spectateurs, et au fil des années à Gerland, c’était minimum 5 000. »

Elle élude la question sur un retour définitif en Martinique : « Ce qui est sûr, c’est que je ne pourrai jamais ne pas y aller. Il y a encore ma mère, mon père. Même s’il est décédé, à chacun de mes retours, c’est mon rituel, je vais sur sa tombe dès que j’arrive. Je ne peux pas faire autrement. Sinon, ça voudrait dire que j’abandonne tout. »

Pour la finale jeudi contre Wolfsburg, elle fait référence au 1/4 de finale de coupe du monde contre les allemandes : « On doit être des tueuses… Si on n’arrive pas à marquer… Personne ne le fera pour nous…  Je n’avais jamais vu une équipe allemande se faire bouger autant. Et à la fin, tu perds. Depuis toutes petites, les Allemandes ont la culture de la gagne. Je ne suis pas sûre qu’en équipe de France, on a toutes ça. Regardez Ada (Hegerberg). Tout ce qui l’intéresse, c’est de marquer. Elle va rater une occasion, mais la deuxième, c’est au fond. Elle est longtemps restée en Allemagne et ça démontre qu’il y a un gros travail fait auprès des jeunes. »

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