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VIENS MON CHER CHEVAL SAUVAGE…

L’EX-DIRECTEUR DE GUADELOUPE FORMATION HARCELAIT SEXUELLEMENT : VIENS MON CHER CHEVAL SAUVAGE…

Notre propos n’est pas d’incriminer un individu précis mais un comportement. Si ces lignes permettent à des hommes d’éviter de reproduire les mêmes actes…

Ces coquines de négresses et de mulâtresses ! doit fulminer Patrick. D, qui a été successivement directeur de cabinet du conseil Général de la Guadeloupe ( avec Jacques Gillot), directeur de Pôle Emploi Guadeloupe, puis directeur de Guadeloupe Formation.

En septembre 2014, une salariée de Guadeloupe Formation, structure créée par la Région Guadeloupe, portait plainte contre Patrick. D, ex-directeur pour harcèlement moral et sexuel, et pour licenciement abusif. ( Précisions de 97 LAND : Comme toujours, nous ne faisons que relater scrupuleusement les décisions des tribunaux).

En avril 2016, devant le Conseil des Prud’hommes de Pointe-à-Pitre, « Madame X expose avoir été victime de harcèlement sexuel, demande de requalifier son licenciement en un licenciement sans cause réelle. Elle indique que peu de temps après la signature de son contrat de travail, M. D, son supérieur hiérarchique lui expliquait qu’il avait beaucoup oeuvré pour son intégration à l’établissement public administratif Guadeloupe Formation et qu’il était amoureux d’elle.

Qu’elle avait toujours essayé de minimiser les ardeurs de son agresseur, que pendant sa période d’essai, il a essayé à maintes reprises de l’embrasser, qu’elle essayait de le ramener à la raison jusqu’au jour où il lui tira les cheveux pour tourner le siège de son bureau afin de la forcer à l’embrasser.

Que devant ces actes de violences physiques et répétées, elle indiquait à M. D qu’elle avait l’intention de le dénoncer au directeur du cabinet du conseil régional, tutelle de Guadeloupe Formation ».

La décision rendue par le Conseil était déjà limpide, à ce premier étage prud’hommal.

« Le licenciement (de Madame X) est basé sur des allégations,

Au vu des pièces du dossier, nombreuses font état d’un appel au secours ».

Encore un camouflet pour le Conseil Régional.

… S’agissant du harcèlement sexuel, le Conseil des Prud’hommes renvoie ce point du dossier à la juridiction pénale.

« Attendu que Madame X déclare elle-même n’avoir pas donné toutes les preuves de son harcèlement sexuel, ceci par pudeur pour elle et pour l’ Etablissement Public administratif

Attendu que sur les faits de harcèlement sexuel, la requérante déclare avoir un dossier en cours pénal ».

Car le dossier pénal, si l’ instruction de cette affaire se poursuit serait catastrophique pour M. D, étant donné les preuves accablantes, enregistrées sur le téléphone portable de Madame X.

La salariée, en état de choc, passera par de longues périodes de dépression, devait en outre subir l’ostracisme de ses collègues féminines, et n’a jamais eu l’écoute de sa tutelle ( tant sous Victorin Lurel, que sous la gouvernance d’Ary Chalus- l’établissement ayant été repris par la nouvelle majorité régionale élue en décembre 2015-. Au contraire, après la décision rendue par le Conseil des Prud’hommes en avril 2016 annulant le licenciement, la salariée n’ a pas été réintégrée à Guadeloupe Formation, et cette dernière a même fait appel en demandant la condamnation de Madame X !.

Lors du jugement d’appel en avril 2017,devant la Cour d’Appel de Basse-Terre, Guadeloupe Formation se couvrait de ridicule, ( et par la-même Patrick D. ) tant les SMS présentés par la victime affolent.

SMS DU 30/10/ 2014

( Après une invitation au restaurant déclinée) Si c’est à cause du travail, je peux vous faire un mot d’excuse. Je pense trop à vous.

SMS DU 31/10/2014

Je ne déteste pas pouvoir te parler, mon cher cheval sauvage. Grosses bises. Je pense trop à vous.

SMS DU 05/11/2014

Je n’ai qu’une envie ce matin, juste te prendre dans mes bras, rester contre toi et tout oublier.

SMS DU 09/11/2014

Bonjour mon amour. Appelle-moi quand tu as fini. Envie de te voir.

 

Guadeloupe Formation a été condamnée à verser :

65 000 euros au titre de salaires non versés à Madame X

22 000 euros de dommages intérêts

33 000 euros pour harcèlement moral

Les mauvaises nouvelles continuent à s’accumuler pour Patrick D, et pour la collectivité régionale. Notons qu’après son départ de Guadeloupe Formation en juillet dernier, ( un intérim avait été assuré entre temps), le Conseil d’Etat a confirmé mardi 14 février 2018, l’annulation du recrutement de Patrick D comme directeur général de Guadeloupe Formation, confirmant  l’arrêt de la Cour Administrative d’appel de Bordeaux, à la demande du syndicat CFTC des agents territoriaux de la Guadeloupe.

Pour sauver encore ce qui peut l’être, le Président de Région vient de nommer Camille Galap, l’ancien recteur de la Guadeloupe, unanimement respecté, à la tête de ce vaisseau fantôme.

En ce mois de commémorations de l’abolition de l’esclavage, est-il besoin de rappeler que l’éventuelle représentation « d’une femme toujours désirante », sous la forme de l’esclave femme consentant aux relations sexuelles pour de l’argent et de la liberté, pouvait faire dire à Leblond, voyageant aux Antilles et en Amérique méridionale, de 1767 à 1802, que les ( habitantes de ces contrées) étaient des coquines lascives et intéressées qui attirent ( les Blancs ) par toutes sortes de séductions et qui ruinent leur santé et leur bourse.

Non seulement elles aimeraient toutes le sexe, mais de plus, elles en tireraient un bénéfice économique. Il arrivait en effet que les Blancs donnent une petite somme à l’esclave, comme l’indiquent les journaux d’un gérant dune propriété jamaïcaine, ou de Dessales ( voir P. Dessales, la vie d’ un colon à la Martinique au XIX ème siècle).

Cet argent permet aux maîtres de se dédouaner. Arlette Gautier «  Ces coquines de négresses et de mulâtresses ». Cahiers du Cerma 3

Mais ici que voyons nous ? Nul besoin comme nous le faisons en permanence, de nous référer en permanence à l’esclavage. Comme H. Weinstein , comme K. Spacey, comme B.Cosby, les prédateurs sont multiples, de toutes les sociétés, de toutes couleurs de peau, de tous pays, et fructifient quand ils ont des personnes en situation de faiblesse sous leur autorité.

La loi n°2012- 954 du 6 août 2012, dispose dans son article 1 :

I- Le harcèlement sexuel est le fait d’imposer à une personne de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle, qui soit portant atteinte à sa dignité, en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.

Les peines sont de deux ans de prison d’ emprisonnement et de 30 000 d’euros d’amende.

Des peines plus lourdes peuvent être prononcées dans le cas de personnes abusant de l’autorité que leur confèrent leurs fonctions.

 

Savez-vous qu’au Conseil Régional d’Ile de France, une journée de stage sur le harcèlement sexuel est désormais obligatoire ? Voilà une mesure à imposer de toute urgence dans toutes nos assemblées de nos régions d’outre-mer !

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