Société

Victorin Lurel : l’arroseur arrosé par Angele Louviers

Le 10 mai est-il passé à la trappe pour ce quinquennat ? L’ancien ministre des Outre-mer s’inquiète du choix de la date du 27 avril par le Président de la Republique à l’occasion du 170eme anniversaire de l’abolition de l’esclavage et espère qu’il aura « la sagesse de ne pas déclencher une énième querelle symbolique ». Ses propos ont déclenché l’ire d’Angèle Louviers, avocate guadeloupéenne, ancienne Secrétaire Générale du Comité National pour la Mémoire et l’histoire de l’esclavage.

@FBVL. Angele Louviers et Victorin Lurel, deux visions différentes de l’histoire

« Le Président ne sera pas à la célébration du 10 mai au Jardin du Luxembourg » constate le Senateur. « Il se rendrait, opportunément, en Allemagne pour se voir remettre le prix Charlemagne. Il se murmure même que le Président refuserait de choisir entre le 10 mai et le 23 mai et qu’il ferait du 27 avril un moyen terme » écrit l’ex-député, demandant au Chef de l’Etat des garanties. « Dites nous, que vous serez bien présent à cette cérémonie, simple et solennelle, du 10 mai et que vous en respecterez le symbolisme et la portée ».

Cherchant à eviter toute querelle, l’ancien Président du Conseil Regional de la Guadeloupe précise que « la complexité douloureuse de cette histoire justifie la pluralité des dates de commémoration et aucun magister dixit, fusse-t-il élyséen, ne saurait en réduire la signification polysémique ».

Angeles Louviers en réponse à sa publication s’est fendue d’une tribune intitulée « L’arroseur arrosé ou le pompier pyromane » que nous publions dans son intégralité.

Après avoir attisé les oppositions en nourrissant la concurrence des dates par l’introduction contestable du 23 mai comme journée nationale des victimes de l’esclavage, Victorin Lurel feint de s’étonner du désordre créé.

Il oublie les conséquences désastreuses de ses manoeuvres :

– éviction de Madame Myriam COTTIAS présidente du CNMHE pour que soit nommé en ses lieu et place Monsieur Frederic REGENT promoteur du 23 mai.

– ouverture par le nouveau président du CNMHE d’une chasse aux sorcières qui s’est traduite par le limogeage du personnel en place Angele LOUVIERS et Florence ALEXIS déstabilisant ainsi la structure.

Sous Frederic REGENT, le CNMHE se trouve dans l’incapacité d’organiser la moindre manifestation.

C’est le GIP présidé par Jean Marc AYRAULT voulu par Lurel et les siens, né dans la précipitation du départ de Francois Hollande qui aurait aujourd’hui juridiquement la main dans le champ mémoriel.

Le Président de la République refuse d’arbitrer ce désordre dû à des considérations politiciennes.

Dans ce contexte de tension prier semblait plus opportun que crier.

C’est le choix que fait le Président MACRON en se rendant au Panthéon pour célèbrer les 170 ans de la signature du décret d’abolition de l’esclavage.

Il entend officier seul :

– tenant à distance la foule et ses exclamations

– choisissant l’extinction des contradictions plutôt que leur résolution

– s’engageant à écrire l’Histoire sans histoires.

Que Victorin LUREL ait la décence de mettre un terme à ses jérémiades.

 

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