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Vanina, éventrėe par un schizophrène à la Reunion

Dans la nuit de mercredi à jeudi à Convenance Sainte-Marie de la Reunion, Vanina G. 20 ans, étudiante en médecine aurait ete assassinée par Mari Ridaï-Mdallah, originaire de Mayotte.

Connu défavorablement des forces de l’ordre pour agression sexuelle et viol, il est décrit comme quelqu’un ayant de graves problèmes psychiatriques.
Dans ses premières déclarations, il a expliqué que Dieu lui aurait demandé de tuer la jeune femme pour sauver l’humanité. Apres l’avoir attachée, il l’a poignardée puis éventrée. L’expert l’ayant examiné le soupçonne d’être schizophrène.

Le président de l’université de la Reunion

Le président de l’université de la Reunion a publié un communiqué informant les étudiants de l’ouverture d’une cellule psychologique pour leur venir en aide en cas de besoin.

« Jeudi, l’une de nos étudiantes est décédée dans des conditions dramatiques à Sainte-Marie.

Étudiante en première année de médecine, cette jeune femme avait la vie devant elle.

Le président du conseil académique, la vice-présidente en charge de l’égalité femmes-hommes et moi-même tenons, au nom de l’ensemble de la communauté universitaire, à présenter à sa famille et à ses proches nos plus sincères condoléances.

Les étudiant·e·s qui en ressentent le besoin peuvent s’adresser au Service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS) pour rencontrer des psychologues, qui se tiendront à leur écoute.

L’Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques

Suite au terrible meurtre de Sainte-Marie, l’Unafam (Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) tient à témoigner son soutien à la famille de la victime. Face à un tel drame, nous, parents –dont certains ont perdu un enfant à cause de la schizophrénie-, sommes de tout cœur avec la famille de Vanina.

Ce crime révèle malheureusement les insuffisances de prise en charge des maladies psychiques, particulièrement dans l’océan Indien où n’existe aucune UMD (unité pour malades difficiles). S’ils sont repérés comme « difficiles », les patients réunionnais et mahorais sont obligés de s’exiler à 9000 km de leur famille pour recevoir des soins adaptés, à supposer que leur maladie ait été diagnostiquée, ce qui n’est que trop rarement le cas.

L’Unafam attire l’attention du public sur une confusion trop fréquente : un schizophrène (malade psychique) n’est pas forcément psychopathe (personne qui commet de manière récurrente des actes interdits par la loi). Chez les personnes schizophrènes, le taux de psychopathie est le même que dans la population générale. Un malade schizophrène a plus de risque statistique de se suicider que de tuer une autre personne. Les personnes souffrant de schizophrénie sont beaucoup plus victimes d’agressions que n’importe qui dans la population générale.

La schizophrénie touche statistiquement 1% de la population. Dans un collège ou un lycée de 600 élèves, il y a en moyenne 6 jeunes garçons et filles qui peuvent souffrir de schizophrénie. L’Unafam appelle donc les pouvoirs publics à amplifier l’information et la formation sur les maladies psychiques, afin de dépister et traiter au plus tôt ces pathologies graves. L’Unafam demande également des moyens conséquents pour améliorer la prise en charge des malades (réinsertion, création de structures d’accueil après l’hospitalisation…). Ce qui permettra d’éviter d’autres drames.

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