Société

V. Lurel : Quelle est la réalité de l’influence des représentants « En Marche » en Guadeloupe ?

COMMUNIQUÉ DE V LUREL
Sénateur de la Guadeloupe

A la faveur de l’affaire des contrats aidés j’aimerais profiter pour faire un point de situation : il faut naturellement se réjouir de voir le gouvernement revenir à la raison et accepter d’octroyer à la Guadeloupe ce qu’il avait déjà attribué à nos ami(e)s de la Martinique.

Il a fallu la mobilisation de tous les élus de la Guadeloupe, faute de relais efficaces ds un premier temps, pour faire plier le gouvernement après un bras de fer qui a débuté depuis le rentrée.

Le courrier-circulaire envoyé à tous les élus, en même temps et dans les mêmes termes, ne permet à aucun, parmi nous, à tenter de s’attribuer je ne sais quelle paternité de cette décision tardive qui ne manquera pas, par ailleurs, de décevoir lorsqu’on en saura la teneur :

Les élus de Guadeloupe cherchaient à obtenir mieux que la Martinique et le président de Région m’a personnellement apostrophé en plénière le 12 pour asséner qu’il ne voulait pas du protocole martiniquais qui diminue les volumes horaires et les rémunérations tout en gardant facialement le même nombre de contrats. Il l’a répété à RCI le vendredi 13.

Comment ne pas s’étonner de l’absence d’efficacité des représentants locaux de la majorité gouvernementale ?

Je pose la question : quelle est la nature et la réalité de l’influence, supposée, prétendue, des représentants « En Marche », ici, en Guadeloupe ? Comment interpréter le fait que Didier Robert, PCR de l’île de la Réunion et anti-macroniste ait pu obtenir un contingent augmenté de plus de 300 contrats ?

J’applaudis le résultat même s’il est mitigé, je me coalise avec l’ensemble des élus mais je n’ignore pas les responsabilités éminentes des Marcheurs locaux car ça commence à faire beaucoup :

  • organisation déficiente du secours post-catastrophe dans les îles du Nord,
  • couac scabreux de la déclaration de catastrophe naturelle,
  • punition humiliante infligée à celles et ceux qui galèrent dans les petits boulots précaires des contrats aidés,
  • un budget Outre-mer qui dévisse très sérieusement au nom du redressement des comptes et qui nous fait payer le prix fort,
  • le CICE qui disparaît pour être remplacé par un régime moins efficace de diminution de charges sociales,
  • la LBU « dé-sanctuarisée », les collectivités saignées, LADOM piétinée,
  • la Cité des Outre-mer différée ou oubliée, l’Agence de Promotion des cultures des Outre-Mer animée par Greg Germain sacrifiée,
  • les plans et contrats de convergence expédiés aux calendes ultramarines des Assises,
  • les promesses de campagne du candidat , devenu président de 3Mds € augmentées de l’enveloppe guyanaise de 1,08 Mds et des factures IRMA/MARIA astucieusement diluées…

Alors, face à cette réalité têtue , la com se fait plus lourde, plus insistante, plus aveuglante.
On n’est pas dupe.

On garde les yeux grands ouverts.
Hauts les cœurs

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