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Une future collectivité Antilles-Guyane basée en Martinique ?

On ne peut que constater que l’Europe, malgré tout ce qu’on peut en penser, a réussi à faire taire ses divergences, pour retenir un véritable centre de décisions pour son parlement et son fonctionnement, à savoir Bruxelles.

Ce véritable tour de force, dénote une intelligence et un sens de l’intérêt commun, à l’échelle d’un continent, surmontant toutes autres considérations politico-économiques. On nous rétorquera qu’il était plus facile de le faire quand l’Europe ne comptait que 6 membres au départ et que les pays prenant le train en marche n’ont pas remis en cause cet état de fait.

Il n’empêche que la situation aux Antilles, et par extension aux Antilles-Guyane, n’en paraît que plus risible.

Pas la moindre création d’un sous-service public, pas le moindre investissement médical, pas la moindre création de postes d’enseignement sans une farouche bataille, une lutte homérique.

Pensez-vous vraiment que les universités des Antilles et en Guyane, caractérisées par des effectifs lilliputiens, mais pour lesquelles chacun montre ses muscles ne soient pas source de quolibets et de moqueries ?

Quel responsable guadeloupéen, martiniquais ou guyanais a repris le flambeau de l’intelligence et de la culture pour mener la bataille d’une réunification de l’université dans nos régions ?

Savez-vous que tôt ou tard, l’État français demandera à nos régions une mutualisation de leurs moyens administratifs ? Toutes les Directions des services publics sont ainsi regroupées dans des ensembles couvrant 4 ou 5 départements.

Quelques pistes pourraient être explorées.

Le parlement de la région Antilles-Guyane serait installé en Martinique qui concentre déjà actuellement la plupart des services publics sur les trois territoires, sous l’autorité d’Alfred-Marie-Jeanne, qui laisserait une réputation de vieux sage, et serait l’équivalent de Jean MONNET.

La nouvelle université des Antilles-Guyane serait établie en Guadeloupe (Cette dernière comporte la majorité des locaux et des effectifs sur les trois régions), avec une présidence tournante obligatoire tous les trois ans. La mutualisation des moyens prendrait tout son sens.

Les traités avec les autres Etats seraient signés en Guyane, de même que tout accord économique et d’échanges, ainsi que la réglementation concernant l’agriculture, la pêche, et les mesures environnementales.

Par exception à l’unification des services administratifs en Martinique, la responsabilité d’un service commun de l’éducation, au moins pour le primaire, serait également confié à une autorité commune basée en Guyane, étant donné l’explosion démographique constatée sur le territoire guyanais.

Est-ce trop demander à nos responsables politiques ?

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Théo LESCRUTATEUR

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