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Une étudiante américaine publie sa thèse en créole 

En intégrant la Duke University il y a quatre ans, Lydia Bradford, originaire d’Oklahoma City découvre les cours de créole. Elle s’est depuis spécialisée dans cette langue et a effectué deux visites en Haïti devenant la première étudiante de « Duke University » à rédiger une thèse entièrement en créole.

« Je me suis intéressée à Haïti en raison de sa beauté. C’est une si belle île des Caraïbes… La culture, l’histoire et la langue de ce pays sont riches et pleines de beauté ».

« A l’université, on m’a confirmé que je devais rédiger une thèse pour démontrer mes compétences. Mais dès le début de mes recherches, j’avais déjà prévu de l’écrire en créole haïtien… Notre professeur Jacques Pierre nous a toujours encouragés à comprendre l’importance de la langue et la manière dont il enseigne à tous les niveaux en intégrant l’histoire et la culture était excellente. J’ai beaucoup appris et, en mon deuxième semestre de créole, je parlais parfaitement créole. Je n’ai jamais eu peur de le parler en classe ».

Pour l’aider elle a pu compter sur l’appui d’une petite communauté créolophone. « Cependant, la plus grande aide pour me perfectionner… a été celle de mon amie Tanya Thomas, étudiante haïtienne et américaine. Elle me parlait en créole et corrigeait toutes mes erreurs ». Maintenant, elle s’est fait des amis en Haïti avec qui elle reste en contact. « Je pratique mon créole sur Messenger ou Skype… Je ne sais pas si je pourrais trouver un moyen de continuer à perfectionner mes compétences en créole haïtien, mais j’espère que d’autres occasions se présenteront ».

 

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