Société

TRAFIC D’ETRES HUMAINS AUX ILES VANILLE

Les femmes de l’océan indien sont devenues des proies recherchées partout. La pauvreté les expose aux pires trafics.

A l’Ile Maurice, loin de son image idyllique, un habitant sur 10 est considéré comme pauvre. Une étude de PILS en mars 2013, indiquait qu’environ 9000 femmes vivent de la prostitution, soit presque une femme sur 100 habitants, œuvrant pour la plupart dans des salons de massage, très prisés par les touristes. « Moralité na pa rempli ventre » diraient ces femmes souvent victimes de fermetures d’usines et responsables de famille.

A la Réunion, à Boucan-Canot, un couple franco-mauricien Stéphane Caiazzo et son épouse mauricienne Corina Cornet faisaient venir une dizaine de jeunes Mauriciennes (dont sa sœur) qui se prostituaient, les clients appâtés par l’intermédiaire d’un site de rencontres. S’étant par la suite installés à l’Ile Maurice, un deuxième couple poursuivait ces activités à leur bénéfice. Les prestations tournaient autour de 1 000 euros la semaine pour les mauriciennes, nourries et logées sur place.

Le tribunal correctionnel de Saint-Denis les  a condamnés à 18 mois de prison, avec sursis ainsi que 10 000 euros d’amende pour proxénétisme aggravé et aide au séjour irrégulier d’étrangers. Le second couple a écopé de six mois de prison avec sursis et de 1 500 euros d’amende.

A Madagascar,  une dizaine de jeunes filles d’une vingtaine d’années ont été sauvées cette semaine d’un réseau mafieux à destination du Koweït condamnées à devenir esclaves là-bas. Recrutées dans des villages pauvres, un circuit devait les mener à Maurice, Dubaï et Tanzanie, avant de prendre le vol pour leur destination finale.

Selon un rapport du Département d’État américain, Madagascar figure parmi les pays d’origine pour la traite des femmes et des enfants soumis au travail forcé et au trafic sexuel. Après le Liban, l’Arabie Saoudite et le Qatar, un réseau de trafic de jeunes femmes sévit depuis quelques années  entre Madagascar et la Chine.

Dans les campagnes chinoises, la famille du mari doit verser selon la tradition une dot considérable à celle de l’épouse, poussant les moins fortunés à se tourner vers une « solution » extérieure, pour une somme allant de 6 000 à 10 000 €. Les victimes, persuadées d’être recrutées pour effectuer un travail légal se retrouvent mariées de force, subissant viols, tortures, séquestrations et menaces de représailles sur leurs familles.

 

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