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Un antillais auteur de cris racistes lors d’un match de volley ?

Que s’est-il vraiment passé le 24 novembre lors d’une rencontre entre les Spacer’s Toulouse Volley et le CAB Club athlétique Brive Corrèze Limousin au Palais des sports de Toulouse ?
Sur le compte Twitter des Spacers Toulouse, on peut lire : « Abdel Doumbia fait partie du Centre de Formation des SpacersToulouse… A l’occasion d’une rencontre avec la N2-CABC, des cris à caractères racistes ont été entendus venant des tribunes.
Parce que ce genre de choses ne peuvent avoir lieu dans la vie comme dans le sport, les dirigeants Toulousains ont souhaité agir. En accord avec le staff sportif, Abdel a été titularisé lors du match face à Chaumont.
Juste avant le début de la rencontre, il a été mis en avant et une énorme ovation des spectateurs, après un texte lu par le speaker expliquant ce qu’il s’était passé, a eu lieu dans le Palais des Sports de Toulouse.
Une ovation pour le soutenir, mais aussi pour renforcer l’obligation d’exclure ce genre de comportements et d’en aucun cas le tolérer » !

Le journal La Montagne a mené l’enquête. L’altercation aurait eu lieu lors du 3eme set. L’entraineur toulousain Benoît Ognier raconte : « J’entends des cris de singe dans mon dos au moment où Abdel-Azziz Doumbia, d’origine africaine sert, et par réflexe je me retourne et demande que cela cesse. Je suis éducateur et je protège mes joueurs. »

L’arbitre Christian Bernette, lui, n’a pas la même interprétation « J’ai vu Benoit Ognier interpeller un spectateur. J’ai demandé au capitaine de calmer son entraîneur. Il ne l’a pas fait donc je l’ai sanctionné d’un carton. J’entendais l’entraîneur crier d’arrêter les cris de singe ce qui m’a surpris puisque le spectateur visé criait pour encourager son équipe mais également pour déstabiliser l’équipe adverse. Il n’y avait aucune connotation raciste selon moi », ajoutant « Ce monsieur était seul à crier, il est coutumier du fait mais il n’y a rien de choquant ».

L’affaire en reste là. Aucune plainte n’est déposée comme le confirme la FFVolley. 20 Minutes indique toutefois que selon les témoins, l’intéressé « aurait continué à proférer des insultes, en créole contre le coach toulousain ». Cinq jours plus tard, l’entraineur toulousain suspendu une semaine par la fédé à cause de ce nouveau carton, décide de faire appel.

Pour le spectateur incriminé, un sexagénaire antillais, c’est la stupéfaction. «J’ai poussé des cris pour déconcentrer les serveurs comme je le fais toujours. J’ai été surpris que l’entraîneur me crie dessus et de sa réaction disproportionnée. Il m’a traité de raciste en affirmant que je faisais des cris de singe. Je faisais la mouette (???).

Je suis allé voir Abdel Doumbia… après le match, on a discuté une vingtaine de minutes tranquillement. J’en ai profité pour lui dire qu’il m’avait impressionné et qu’il irait loin. Il n’y avait aucun souci avec Abdel, il avait bien compris qu’il n’y avait aucun racisme dans mes actes ».

Du côté de Brive, on déplore la polémique. Sur le site du club, on peut encore lire dans le résumé de la rencontre : « Le match référence de la saison… et encore merci aux supporters venus en nombre à Toulouse » Patrick Clauzel, président du CABCV défend l’accusé «Après confirmation d’autres spectateurs présents au match, ces cris ont fait l’objet d’une interprétation erronée de la part des Spacers.»

Abdel Doumbia, lui n’a pas réagi. Saura-t-on jamais la vérité ?
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1 Comment

  1. Guy GIRARD
    décembre 17, 2019 at 14:02 — Répondre

    UN ANTILLAIS RACISTE EST-CE POSSIBLE ?
    Il n’y a que nos compatriotes pour croire que nous serions incapables de sentiments racistes, ou incapables de chasser en meutes …

    Hélas nous sommes faits de cette même boue qui inhibe dans certaines circonstances notre cerveau et nous abaisse à de vils comportements, nous fait réfléchir en noir et blanc, en pour ou contre l’autre …
    La preuve cet « antillais de service » qui pour faire gagner son équipe n’a pas hésité à endosser l’habit, à faire la sale besogne, à imiter la bête (cri du singe que dis-je de la mouette « de Brive » attention à la nuance SVP) pour déstabiliser l’adversaire et faire gagner son équipe. Quand on aime son équipe, on ne compte pas, que ne ferait-on pas pour elle pour qu’elle gagne. On triche, on fait des cris de … cela donne à méditer sur la devise sportive : Que le meilleur gagne !
    Mais, depuis la nuit des temps, nos bas-instincts c’est comme les vers dans le fruit, quand on les voit il est souvent trop tard.

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