Culture

TROPIQUES FM : RETOUR A LA CASE… ZÉRO

Le CSA pourra-t-il régler le conflit opposant Stéphane Mouangue et Claudy Siar vendredi ? Et l’histoire de cette radio sera-t-elle un éternel recommencement ?

Alors que Claudy Siar poursuit sa grève de la faim, Jean Marc Thibaudier et Jean Jacques Seymour dans leur émission de libre antenne « Laisse parler les gens » sur… Tropiques FM ont réussi l’exercice délicat d’ouvrir leur micro aux deux protagonistes afin de les interroger sur leurs motivations dans la soirée du mardi 12 mai.

Bien qu’on ne soit parvenu à aucun arrangement à cette heure, on sent des deux cotés une volonté d’apaisement après une semaine d’opposition frontale. Stéphane Mouangue (peut être influencé par le soutien d’artistes de renom et de politiques à Claudy en plus d’une pétition recueillant plus de 12 000 signatures) d’une voix posée rappelait ses victoires judiciaires dans ce conflit, l’amélioration des audiences de la radio et le respect du cahier des charges initial affirmant qu’aucun changement dans les programmes n’était intervenu. Claudy Siar insistait sur ses attentes au départ du projet et l’importance de cette fréquence pour la communauté ultramarine. Chacun se dit prêt à se rendre au CSA, ce dernier proposant une mission de conciliation entre les actionnaires. Le rendez-vous est semble-t-il fixé au vendredi 15 mai.

Professionnels, les animateurs n’ont cependant pas pu masquer leurs sentiments à la fin de l’émission. L’émotion de Jean Jacques Seymour dans sa conclusion prônant l’unité et l’ultime phrase de Jean Marc Thibaudier avouant la difficulté de travailler dans une telle atmosphère nous font conclure à un énorme gâchis : 25 ans de soubresauts successifs, de tentatives de prise de pouvoir, une première grève de la faim menée par l’ancien président Daniel Valminos, elle vite arrêtée. Le CSA croyait confier l’antenne à des hommes de communication blasés. C’était oublier leur affectif et l’histoire mouvementée de ce média, objet de fantasmes et de convoitises. Tiraillé entre le tout musical et le culturellement « conscientisant », d' »utilité ultramarine » mais radio privée, le 92.6 semble revenu à des temps que l’on pensait révolus.

Chacun espère un dénouement rapide mais tout ceci ne se conclura-t-il pas par une victoire à la Pyrrhus ? Les employés de la station sont traumatisés, les auditeurs déboussolés, les partenaires et annonceurs circonspects. La communauté d’Ile de France est sûre que pour elle il s’agit d’un pas en arrière, voire d’un retour à la case départ. Le CSA, lors du prochain renouvellement de fréquence sera-t-il tenté de l’octroyer à un troisième larron ? Claudy déclarait en 2008 : « On ne peut avoir créé une telle radio et ne pas être différent, ne pas avoir à cœur de mener des combats ». Il ne croyait pas si bien dire.

 

COMMUNIQUE TROPIQUES FM (extraits)

Depuis quelques jours, Monsieur Claudy SIAR communique massivement sur une « grève de la faim » qu’il aurait décidé de mener chez TROPIQUES FM, soi-disant pour défendre la cause ultramarine.
Les auditeurs de TROPIQUES FM doivent savoir que Monsieur Claudy SIAR n’est pas sincère et qu’il essaie d’instrumentaliser la cause ultramarine dans son seul intérêt.
Monsieur Claudy SIAR, qui prétend que TROPIQUES FM est « sa radio », oublie de dire qu’il n’en a toujours été qu’un actionnaire minoritaire et qu’il n’exerce aucune fonction au sein de TROPIQUES FM depuis qu’il a choisi de démissionner de la gérance en 2011.
Monsieur Claudy SIAR, qui prétend avoir été trahi par l’actionnaire majoritaire, oublie de dire que ce dernier, co-fondateur de l’actuelle TROPIQUES FM, lui a prêté une somme d’argent importante en 2012, pour lui permettre de rester actionnaire avec le même pourcentage dans le capital de la société (…)

Monsieur Claudy SIAR, qui se prétend victime, oublie encore de dire que la justice lui a déjà donné tort à deux reprises, en soulignant l’illégitimité de sa démarche, en lui ordonnant de cesser ses actions illicites, et en le condamnant à de lourdes indemnités au titre des frais de justice.
TROPIQUES FM déplore que Monsieur Claudy SIAR la prenne en otage et s’attaque à son image pour servir ses intérêts, en essayant d’obtenir par la force le contrôle de la radio qu’il avait laissé en piteux état à son départ en 2011(…)
TROPIQUES FM continuera à faire respecter ses droits en s’adressant à la justice et elle fait confiance à ses auditeurs pour ne pas se laisser abuser par ces tristes et indignes manœuvres , affectant et prenant ainsi en otage la communauté.

 

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Joël DIN

Joël DIN

1 Comment

  1. Barbara
    mai 14, 2015 at 10:42 — Répondre

    Merci Mr Din ! J’ai apprécié votre recul dans cette histoire. Le seul perdant est la la radio. Je ne l’écoutais pas trop, surtout dans ma voiture, je risque fort de programmer une autre. Et tant pis pour eux !

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