Société

Taraji P. Henson : « On nous a appris à endurer, à cacher nos souffrances »

Ce n’est pas à la Cookie Lyon de la série musicale Empire que Taraji Penda Henson ressemble en réalité mais plutôt à Queenie, la mère adoptive de Brad Pitt dans Benjamin Button (NAACP Award de la meilleure actrice). Présidente de la Fondation Boris Lawrence Henson, du nom de son défunt père dépressif, vétéran de la guerre du Vietnam, elle propose des consultations psychologiques à distance aux membres de sa communauté.

Au-delà des pertes humaines, il est incroyablement difficile de quantifier les dégâts psychologiques de cette pandémie de coronavirus. Parmi les 30 millions d’Américains mis au chomage au cours des six dernières semaines, un nombre alarmant de personnes dans les communautés vulnérables sont soudainement privées de soins de santé et de thérapies. En outre, un grand nombre des travailleurs essentiels au pays, effectuant chaque jour des travaux à risque, ne bénéficient pas de prestations santé de leur employeur.

La BHLF au quotidien propose des programmes de santé aux jeunes des écoles urbaines, combat la récidive au sein du système pénitentiaire américain et offre des bourses aux étudiants afro-américains qui s’orientent vers le domaine de la santé mentale.

Depuis le 15 avril, Taraji  Henson propose des séances de thérapie gratuites à tout membre de la communauté noire dépourvu de moyens. Le site s’est trouvé dès son premier jour submergé d’inscriptions.

Henson explique que ces séances virtuelles sont un moyen de soulager l’anxiété sans quitter son chez-soi et a lancé un appel aux dons pour couvrir les frais.

« Cette campagne est destinée aux communautés défavorisées qui voient leurs vies perturbées par la pandémie de Covid-19 avec l’offre de cinq séances individuelles selon le principe du premier arrivé, premier servi.

Dans la communauté afro-américaine, on nous a appris à endurer, à cacher nos souffrances, mais cette fois c’est quelque chose qu’aucun de nous n’a jamais vécu, et personne ne devrait souffrir en silence.

C’est le moment pour démarrer une thérapie confortablement installé dans votre maison. Vous pouvez bouger, éteindre les lumières et vous vider le cœur.

Ceux que nous essayons d’aider sont les laissés pour compte. Beaucoup d’entre eux sont des travailleurs essentiels. Alors que nous dépendons d’eux, ils n’ont nulle part où s’adresser pour des soins de santé mentale parce qu’ils n’en ont tout simplement pas les moyens ».

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