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SULLIVAN GARDIEN DU TEMPLE

Une suite de maillots azur sort du vestiaire du stade de la Porte de Montreuil pour l’entrainement. Repérable à sa tenue complète et porteur de gants, un des gardiens d’origine antillaise nous intéresse particulièrement. 

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Sullivan Capresse. J’ai 23 ans. Je crois que dans ma famille tout le monde a été gardien de but : mon grand-père, mon père, moi et bien sur mon oncle Georges, gardien pour la Red Star de Pointe à Pitre et la sélection de la Guadeloupe. On m’en parle souvent et même de certains de ses matchs.

Rêvais-tu d’être gardien depuis petit ?
Franchement non. J’ai joué à tous les postes. Et vers 16,17 ans ça s’est fait naturellement je suis bien incapable de dire comment. A partir de ce moment ma voie était tracée. Mais cela me permet d’être à l’aise des deux pieds.

Parle nous de ta carrière.
J’ai commencé au Paris Footbal Club puis je suis parti à Laval. Ça n’a pas marché et je reviens donc au Paris FC avec la réserve.

Ta situation est inconfortable. Tu es remplaçant.
Oui je le savais en revenant, les choses étaient claires. J’ai cependant joué un match et nous n’avons pas pris de buts. Je donne le meilleur de moi-même à l’entrainement et au cas où, je suis prêt à rentrer.

Quels sont tes clubs favoris et regardes-tu uniquement les gardiens ?
Pour les clubs, je dirais Arsenal pour la formation des jeunes, le Barca pour le jeu et le PSG club de cœur. J’aime le beau football, les contrôles, les une-deux en tribune ou à la télévision. Et un goal fait partie de cette magie par ses arrets. Par contre en match je ne vois que le ballon, le reste n’existe pas. Les attaquants adverses, je dois les empêcher de marquer, point final.

Quelle est ton ambition ?
Jouer. Que ce soit en CFA, National, ligue 2, rêvons ligue 1, voire à l’étranger. L’important pour moi est d’être dans ma surface et diriger ma défense. Ça me manque.

Est-il vrai que tu as été contacté par la ligue Guadeloupéenne de Football ?
Il y a eu un contact il y a quelque mois, le sélectionneur m’a téléphoné mais ça n’a pas été plus loin.

Martiniquais par ta mère, tu pourrais jouer pour Madinina ?
C’est vrai que je suis originaire des deux îles ! Jouer pour l’une ou l’autre serait un immense bonheur. Rencontrer la  Jamaïque ou Trinidad, jouer la Gold Cup… Mais il faudrait d’abord que je sois sélectionné. En tout cas, si on veut de moi, j’accours.

Quels seraient tes conseils à une jeune voulant devenir pro ?

Tout d’abord aimer le foot, croire en soi, aller jusqu’au bout. Il faut se donner les moyens de réussir. En fait, il faut être intelligent, écouter son coach, avoir un entourage sain. Et être sérieux.

Abess Ousfane, son entraineur en CFA 2, ancien joueur du stade de Reims et de Creteil en dit du bien. « Sullivan a beaucoup progressé depuis qu’il est avec nous. Il n’a joué qu’un match cette saison. Il a une bonne mentalité : il savait qu’il serait remplaçant, ce n’est pas évident. Il l’assume. Qu’il continue de travailler ».

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Père et fils : Jocelyn et Sullivan Capresse, une lignée de gardiens.

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