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Sommes-nous devenus un peuple ridicule, monstrueux, criminel ?

Pourquoi a-t-il suffi de quelques années pour nous transformer en un peuple dégénéré, ridicule, monstrueux, criminel ?

La catastrophe n’est plus seulement naturelle (tremblements de terre, cyclones), mais à l’image de Fukushima, également technique, sociale, économique, c’est-à-dire civilisationnelle ( chlordécone, pollutions, ravages de la drogue, chômage, fuite des jeunes et des cerveaux, criminalité).

Deux causes principales auraient abouti à ce désastre économique, écologique, urbanistique, anthropologique.

Le groupe d’hommes et de femmes qui nous a si épouvantablement gouvernés pendant ces dernières décennies, et l’avilissement dans la société de consommation

Ce sont les réflexions du penseur italien Pier Paolo Pasolini, s’appliquant à la démocratie chrétienne, mais incroyablement adaptées à nos iles.

Nos hommes politiques ?

Ils sont devenus des masques mortuaires. C’est vrai, ils continuent à étaler des sourires radieux d’une incroyable sincérité.

Dans leurs pupilles grumelle la véritable et bienheureuse lumière de la bonne humeur. Quand il ne s’agit pas de la lumière sous-entendue du bon mot ou de la fourberie qui fait se pâmer les foules ( échanges CHALUS- LUREL , SERVA-JALTON).

Par ailleurs, nos notables poursuivent imperturbables, leurs palabres incompréhensibles ( changement constitutionnel, EPCI, ), ou leurs habituelles promesses stéréotypées ( organisme unique pour gérer l’eau, amélioration du transport).

Mais ce sont bien en réalité des masques.

Tenez ! Les prochaines élections municipales, puisque ce sera la période du carnaval, ne seraient que le faux remplacement de marionnettes par d’autres marionnettes funèbrement carnavalesques.

Les luttes politiques sont des postures qui masquent un consensus profond, intériorisé.

L’individu n’a pas de contrôle sur ses besoins, recréés en permanence par l’appareil productif. Certes nous jouissons, mais nous sommes des choses jouissantes.

Nous consommons de l’identification à Che Guevara avec un tee-shirt et des chansons cubaines ou à un Domota avec un tee-shirt LKP, et des LA Gwadloup sé tan nou. Nous revendiquons les tresses, les cheveux naturels, pendant que les gamins ratent des mois d’école du fait des grèves, des rats, des coupures d’eau.

Pas une cause qui n’ait son concert.

Pas un meurtre de jeune sans défilés, pendant que les mêmes gamins défilent en fumant des joints qui vont obscurcir et détruire leurs neurones, et se filmant avec des portables monstrueusement chers pour lesquels le lendemain ils seront également rackettés et poignardés.

Nous applaudissons des miss alors que la réalité est beaucoup plus triviale : des fesses qui débordent des jeans de ces demoiselles, de la graisse visible devant tous les collèges et lycées, parce que nous consommons n’importe quoi et tous les jours .

Alors, encore une galette des rois ? Et qui sera roi ou reine ?

 

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Théo LESCRUTATEUR

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