Société

Sibeth Ndiaye ne vient ni des bidonvilles de Dakar ni de la Seine St Denis

Sibeth Ndiaye lors de la passation de pouvoir avec Benjamin Griveaux nous a servi la belle histoire d’une petite sénégalaise parvenue par sa ténacité dans les hautes sphères du pouvoir en France à qui elle doit tout.

« Avant même d’être Française j’ai compté parmi les engagés de ce pays en Seine-Saint-Denis notamment où rien n’est simple mais tout est possible.

Ce département j’y ai vécu, travaille et j’y ai appris. J’y ai appris que dès lors que l’action publique ose, elle peut changer le cours des choses et la vie des gens. J’y ai appris que dès lors que nous faisons fi de nos différences et unissions nos forces, nous sommes capables du meilleur.

Je m’apprête aujourd’hui à franchir une marche. C’est d’ailleurs vers les miens, ma famille, mes amis que je me suis tournée. Je veux les remercier ici très profondément du soutien qu’ils m’ont apporté. C’est aussi au Sénégal, le pays de ma naissance, que j’ai puisé le courage de gravir cette marche en toute humilité », a-t-elle ajouté.

« C’est dans mon enfance que j’ai été chercher ces paroles souvent prononcées par nos parents pour nous aider, mes soeurs et moi, à briser les plafonds de verre : « Là où tu es, tu es à ta place ».

Cette marche, je n’ignore pas qu’elle est haute. Je la franchis avec la fierté de servir la France, ce pays que je me suis choisi parce qu’avant même d’être Française, j’ai compté parmi les engagés de ce pays.

La France m’a beaucoup donné, c’est à moi de le lui rendre ».

 

Née à Dakar, Sibeth (« qui a gagné beaucoup de combats » en langue diola) 39 ans, n’a pas grandi à Baraka ou Darou Salam mais dans le quartier aisé du Plateau avec ses soeurs Fari, Anta et Ouli et scolarisée à l’Institution privée Saint-Jeanne-d’Arc avant de partir étudier au prestigieux lycée Montaigne à Paris puis à l’université Diderot et obtient un DESS à Panthéon-Sorbonne.

Par sa mère, Mireille Brenner, togolaise, Grand-croix de l’ordre national du Lion du Sénégal, haute magistrate, présidente du Conseil constitutionnel du Sénégal entre 2004 et 2010 et son père, Fara Ndiaye, ancien député, numéro deux du Parti démocratique sénégalais, conseiller du président Abdou Diouf, elle a donc toujours baigné dans la politique comme l’indiquait le Monde. .

Et c’est au service de presse du conseil général de Seine-Saint-Denis, à l’époque présidé par Claude Bartolone, que Sibeth Ndiaye débute sa carrière, sans avoir résidé au 5eme étage d’un HLM de Bobigny.

« Itinéraire d’un enfant gâté » pourrait-on titrer. Nous sommes donc loin d’une nouvelle porte-parole du gouvernement sur le modèle de Cosette et sa pseudo ascension sociale n’est qu’un leurre. Mais l’histoire revisitée plait dans les chaumières habituées à une vision misérabiliste de l’Afrique. Alors pourquoi la rectifier quand la communication est son métier et dans une période oú il ne fait pas bon être un héritier du système ? Par contre cheveux, supposés sms et tenues vestimentaires  n’entraîneront aucune réaction de notre part.

 

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Joël DIN

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