Culture

SANMDI GLORYA BèLè LéVé TANBOU

La traditionnelle « swaré bèlè » organisée par l’association BOUKAN samedi passé dit « sanmdi glorya » à Issy-les-Moulineaux a honoré le bèlè sous toutes ses formes dans la Halle des Epinettes.

grivalliers Boukan, première association de bèlè à Paris depuis 29 ans dont le président est Jean-Philippe Grivalliers, a réveillé ses pas dans cette soirée dédiée à la reprise du rythme après le carême. Ainsi, le gran bèlè – bèlè pitché – bèlè douss’ – bèlè chô – la ronde bèlè – bélya étaient au rendez-vous de cette nuit sans étoile. Tout cela avec des danseurs, danseuses, cavaliers, cavalières, chanteurs, chanteuses pour sonner les cloches de la résurrection du bèlè. Sans oublier les  « répondè » de « Tina, Tina o swèa », les amateurs et les curieux d’un soir se libéraient de leurs angoisses en se jetant dans la danse sans complexe.

Avec les « tombé lévé », les pieds nus frappaient énergiquement le sol de la halle remplie de spectateurs qui regardaient émerveillés les tanbouyés s’exprimer dans le rythme de nos îles.

Chaque couple assorti en couleurs sortant l’expression de ses tripes le sens des mots qu’il aurait à dire s’il devait parler. Ces mélanges de son et de voix mettaient une chaleur dans la salle où les ti-bwa et les chacha n’arrêtaient pas de parler leur jargon dans la chaleur des sauts de jambes. Il fait chaud ! Heureusement, dans l’arrière salle, des rafraîchissements du pays, même des « sandwich lan mori », gâteaux coco et d’autres gourmandises étaient là pour accueillir la fille de Ti Emile, Marie-Line CASERUS, arrivée fraîchement de la Martinique avec son groupe Bel Kanman en échange culturel dans la région parisienne.

Un échange qui initie même les tous petits quand on voit un garçon d’une dizaine d’années qui se débrouille fort bien et qui se retrouve dans le carré, partenaire de Rebecca qui elle aussi, assure la pérennité du bèlè.

Typiquement martiniquais, le bèlè a une histoire dans sa configuration. Ainsi, existent le bèlè Basse-Pointe où l’on danse en ligne, le bèlè Li Nô où l’on danse en carré et le bèlè Li Sid où l’on danse en cercle. Toutes ces spécificités marquant la différence, révèlent leur identité et se reconnaissent selon le lieu où la danse est pratiquée.

WOPSO ! tanbou lévé, tanbou soukwé bèlè épi bon la vwa sanmdi glorya.

 

Joseth SYMPHOR

 

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