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(SAINTE) Rose rouge contre (sainte) rose blanche

La guerre des Deux-Roses est une guerre civile qui déchira l’Angleterre. Pour marquer sa fin, Henri VII prendra comme emblème une rose rouge à cœur blanc, unissant les blasons des deux maisons : une rose rouge et une rose blanche. Et le conflit familial finira-t-il comme dans le film la guerre des Roses ?

la guerr eds Rose

Les époux Bajazet l’ont reconnu : ils n’ont pas écouté Jésus ! Dans l’imbroglio politico-sentimental de la mairie de Sainte Rose, ils sont conscients qu’ils sont perçus comme des modèles négatifs en tant que chefs d’édilité. Ils s’impliquent désormais dans la culture littéraire des jeunes.

Grâce à eux, les lycéens de la Guadeloupe sont les meilleurs connaisseurs de Racine au niveau national. 

Rendez à César ce qui est à César. et à Dieu ce qui est à Dieu *

Comment saisir cette réponse que Jésus fait aux pharisiens et partisans d’Hérode qui essaient de le mettre en difficulté à propos de l’impôt dû à César ?

Pour répondre, Jésus se sert d’une pièce de monnaie. Sur cette pièce de monnaie figure l’effigie de l’empereur César. On peut interpréter cette réponse comme le fait que Jésus apprécie positivement le rôle de l’Etat et il conseille de se soumettre aux lois civiles. Là où il n’y pas d’état de droit, il n’y a pas de vie sociale apaisée.

L’empereur impose des impôts au peuple de son empire. Pour la bonne marche de l’empire, il faut payer ses impôts.

Si donc les BAJAZET avait apporté leur contribution au fonctionnement des institutions sociales et économiques, par la collecte de l’impôt et la redistribution des richesses, Clodomir n’aurait pas été condamné pour fraude fiscale.

Il n’aurait pas été inéligible. Il n’aurait pas eu à s’en remettre à son ancien adjoint, Richard Yacou, pour maintenir son influence à la mairie de Sainte-Rose.

Il n’aurait surtout pas installé son épouse dans l’arène politique, pour ravir la mairie à Richard Yacou, qui finalement avait fait cavalier seul.

Et nous ne serions pas muets devant cet enchaînement tragique : JALOUSIE – RETOURNEMENT DE L’ AMOUR – HAINE – DESIR DE VENGEANCE.

Les lycéens de Guadeloupe brillent par leurs connaissances littéraires

Pourquoi cet excellent résultat depuis quelques jours, alors que les professeurs exerçant dans l’île, sont particulièrement inquiets des performances et les motivations de leurs élèves ?

Car jeunes et moins jeunes sont devenus experts dans le décryptage des passions chez les héros raciniens.

En fait, ils sont comme M. Jourdain, dans «  Le bourgeois gentilhomme », qui faisait de la prose sans le savoir. M. Jourdain apprend que tout langage serait classé selon la façon de le dire, en poésie ou en prose.

«  Par ma foi, il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela ». 

Racine a écrit une pièce de théâtre, «  BAJAZET ».

IV__Murat

Il a puisé son sujet dans l’histoire de l’empire ottoman. En 1635, le sultan Murad IV a fait exécuter ses frères Bajazet et Orcan, rivaux potentiels.

Racine a modifié légèrement l’intrigue et les protagonistes dans sa pièce. En partant à Byzance pour aller combattre les Persans, le sultan Amurat a remis tous ses pouvoirs à sa favorite Roxane, en lui recommandant de surveiller Bajazet son frère, dont il suspecte les projets ambitieux.

Du camp, il envoie à Roxane l’ordre de le mettre à mort, au moment où celle-ci, qui s’est éprise de Bajazet, a formé le projet de l’élever au trône, s’il consent à l’épouser.

Cette pièce présente de façon nette un certain nombre de traits récurrents de la tragédie racinienne.

l’enfermement comme figure du destin tragique est représenté par le sérail ( la mairie ) lieu fermé où se déroule toute la pièce

le pouvoir et la passion

Racine développe plusieurs intrigues amoureuses dans le sérail.

Dans ce lieu implacablement clos, la lutte féroce pour le pouvoir se double de rivalités amoureuses. L’action particulièrement complexe, ne peut se traduire que par une succession de meurtres et de suicides. La cruauté des personnages envers eux-mêmes, mais aussi la dimension sadique des relations d« pouvoir et de passion  est particulièrement caractérisée.

les héros raciniens et la jalousie

Dans les affres de la jalousie, ils deviennent les bourreaux d’eux-mêmes. Cette douleur devient presque physique. L’humiliation de se voir préférer un(e) rival(e) les rendent impitoyables pour le rival(e), et pour l’être aimé. Le héros racinien veut faire souffrir autant qu’il souffre.

La violence concentrée au sein d’une famille

Comme dans de nombreuses tragédies classiques, Racine décide de fonder l’aspect tragique de son œuvre sur une violence concentrée au sein d’une famille, selon les principes de la Politique d’Aristote.

La tension est encore accentuée par le fait que les personnages sont emprisonnés dans ce sérail qui fonctionne comme un huis clos sur lequel les personnages ne semblent pas avoir de prise.

L’intervention d’un ordre extérieur

Dans cette tragédie, les personnages principaux sont victimes des desseins politiques du grand vizir. L’espoir de pouvoir composer avec le destin, entretenu par les amants, va se révéler vain. Alors que Roxane semblait toute puissante dans ce lieu, on découvre l’intervention d’un ordre extérieur, celui que représente le tyran absent.

Et ces vers de Racine hantent désormais nos nuits.

«  J’embrasse mon rival, mais c’est pour l’étouffer »

«  Je l’ai trop aimé pour ne le point haïr »

Les Bajazet vont désormais faire étudier aux enfants de Sainte Rose, «  la tragédie du Roi Christophe » d’Aimé Césaire.

*( Marc 12, 13-17 ; Matthieu 22, 15-22 )

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Théo LESCRUTATEUR

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