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Réussir ses excuses publiques

Mode la rivé en péyi la ! Byen rivé ! Allez un peu de créole pour debuter cet article afin de ne pas se faire traiter comme Fabrice di Falco, cloué au pilori. A t-il réussi  son exercice de contrition au regard des conseils du journaliste Jean Simon Gagné ?

Les excuses en public constituent un mauvais moment à passer. Mais pas tant que ça. Grâce aux progrès des relations publiques, les Britanniques comparent l’expérience à celle «de se faire taper sur les doigts avec un billet d’autobus mouillé».
D’abord, il importe de bien choisir vos mots. Ne rien laisser à l’improvisation. Par-dessus tout, il faut éviter de rappeler la faute d’une manière trop claire.
Bill Clinton a demandé pardon pour avoir entretenu une «relation inapropriée» avec la stagiaire Monica Lewinsky. Après que des téléspectateurs eurent été scandalisés d’apercevoir un sein de Janet Jackson, celle-ci a exprimé des regrets pour un «accident de garde-robe»…
Voyons la démarche de di Falco et sa déclaration.

Depuis de nombreuses années j’ai une démarche artistique visant à mettre en lumière mon île natale la Martinique en faisant rayonner sa culture musicale et c’est la raison pour laquelle j’ai dans plusieurs projets essayé de réunir ma passion de l’opéra et celle de la musique traditionnelle martiniquaise. J’ai toujours, lors des mes concerts, voulu faciliter le rayonnement de la culture Martiniquaise à l’international.

Dans le cadre de mes spectacles, j’ai tenté de créer un lien entre les langues en adaptant par exemple des chants français en créole ou à l’inverse des chants créoles en français.

Soyez vagues. Mais pas trop. Les excuses et la poésie font rarement bon ménage. Souvent, les demandes de pardon réussies dégagent une impression de modestie. Le fautif ne doit pas avoir l’air de se chercher des excuses…

Ces traductions ayant pour but la compréhension du texte par Tous dans le respect de la chanson.

C’est dans cette démarche que j’ai commis la maladresse de remplacer dans l’ensemble de la chanson « Fanm Matinik dou » le mot « péyi » par « région ». En aucun cas je n’ai voulu changer le sens de la chanson de Francisco. Je n’avais pas anticipé qu’il y avait une telle variété d’opinions sur la définition de ces mots.

Les excuses publiques ne constituent pas une science exacte, même si elles font désormais l’objet de savantes études. Les spécialistes diront aussi que le fait de verser quelques larmes peut constituer un atout. Mais il ne faut pas en abuser.

La Martinique est très importante à mes yeux et ce qui compte pour moi est la défense de sa culture commune à tous et non d’alimenter les polémiques et la division au sein de la population.

Vu les réactions sur les réseaux sociaux, j’ai compris que mon idée était mauvaise et je le regrette profondément.

C’est pour cela que je tiens sincèrement à m’excuser auprès des personnes affectées et plus particulièrement à la famille de Francisco.

Je n’ai jamais voulu manquer de respect ni à Francisco, ni à sa famille, ni au patrimoine musical martiniquais, ni au public.

A l’avenir je serai beaucoup plus attentif et vigilant.

En matière d’excuses, il paraît qu’il faut toujours dire la vérité, même s’il faut la fabriquer… Fabrice di Falco reçu pour ce mea culpa avec Mention Très Bien.

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