Société

Francois Pupponi : CHLORDECONE, UN SCANDALE D’ETAT !!!

La commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation aux Antilles du chlordécone a rendu ses conclusions. Pour le député du Val d’Oise Francois Pupponi, ancien maire de Sarcelles, les responsabilités de l’Etat et des lobbies agroalimentaires sont clairement établies.

La députée de Guadeloupe Justine Bénin, rapporteur, l’avait déjà annoncé. »Indéniablement, l’État est le premier responsable », mais « ces responsabilités sont partagées avec les acteurs économiques. Les industriels d’abord, mais aussi les groupements de planteurs et certains élus, qui ont défendu jusqu’au bout l’usage du chlordécone, qu’ils considéraient à tort comme un produit miracle sans possibilité d’alternative ».

« Ce drame environnemental, sanitaire et économique exige donc sans délai réparation », pour Serge Letchimy, qui préconise « un plan d’ampleur de dépollution des terres pris en charge par l’État, des indemnisations à la hauteur de la crise pour les agriculteurs de la diversification et pour les pêcheurs, l’analyse gratuite des sols réalisée dans un délai de cinq ans pour un budget de l’ordre de 25 millions d’euros ».

Francois Pupponi confirme ces propos : « Depuis six mois, je participe aux travaux et aux auditions de la commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation du chlordécone en Guadeloupe et en Martinique.

Je veux remercier mon collègue et président Serge Letchimy et la rapporteur Justine Benin pour l’ampleur et la qualité du travail mené pour aboutir au rapport rendu aujourd’hui.

Ce dernier établit clairement les responsabilités, à commencer par celles de l’Etat et des lobbies agroalimentaires qui après avoir autorisé l’utilisation de ce pesticide ultra-toxique, ont longtemps soutenu son innocuité.

Dès 1979 pourtant l’OMS avait alerté sur le caractère potentiellement cancérigène du chlordécone. Cette substance sera, malgré cet avertissement, utilisée dans les bananeraies des Antilles jusqu’en 1993, empoisonnant durablement (pour plusieurs siècles !) l’environnement et ayant des conséquences désastreuses sur la santé humaine.

Le rapport rendu aujourd’hui fait ce terrible constat et l’accompagne d’un certains nombres de propositions et de réparations pour aider les victimes, réduire le risque sanitaire et l’exposition de la population, dépolluer les sols pour enfin passer — réellement — à l’après-chlordécone.

Je souhaite qu’elles puissent être mises en œuvre dans les meilleurs délais ».

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