Carte blanche à

Que leur restera-t-il ?

 

Je ne suis pas un « nèg mawon » qui a du se battre contre l’esclavagiste pour sa survie, je n’étais pas sur les barricades en 1789, je ne suis pas le résistant qui a du lutter contre l’occupant nazi… Je n’ai pas connu ces périodes et je ne peux que m’en réjouir. Mais je suis conscient que chacun à son époque a du se révolter pour me permettre aujourd’hui d’exister.

Nous ne sommes plus forts heureusement dans ces contextes historiques mais, il y a encore aujourd’hui de nombreuses raisons de s’indigner, de résister, de se battre pour laisser aux générations qui viennent une situation meilleure que la nôtre.

C’est là tout le sens de mon engagement politique renforcé par des discriminations que j’avais moi-même subies à mon arrivée en France hexagonale.

C’est aussi un engagement sur des valeurs fortes, sur le refus des injustices, des inégalités et des discriminations et sur toute forme de rejet de l’autre.

Mon parcours c’est, au-delà mon activité professionnelle, une implication dans le monde associatif qui permet de nombreuses rencontres, des échanges, de l’entraide, la volonté d’aider l’autre, de favoriser le vivre ensemble, et c’est ce cheminement qui m’a conduit à l’engagement politique car j’ai estimé que pour changer les choses il fallait être là où peuvent se faire des choix déterminants pour l’avenir.

Pourquoi le parti socialiste ? Peut-être parce que je suis de cette génération  qui a grandi avec François Mitterrand. Oui c’est vrai mais ce sont principalement les valeurs fondatrices de ce parti qui m’ont convaincu : « être socialiste ce n’est pas se satisfaire du monde tel qu’il est, c’est vouloir changer la société ».

Je crois très sincèrement  que cette devise est encore d’actualité, je crois qu’il est encore possible de changer les choses.

Mais pour ce faire, il faut pouvoir faire preuve de courage, ne pas se voiler la face et nier les évidences.

Comme je le soulignais en début de texte, nos ancêtres ont remporté de grandes batailles et nous sommes en ce début de 21ème siècle confrontés à des enjeux de taille, fortement impactant pour l’avenir de la planète, le changement climatique. Ce sera le sujet majeur de cette fin d’année avec le COP21 qui se tiendra à Paris.

Cette question de climat nous renvoie à de multiples thématiques sous-jacentes, l’écologie, le développement durable, nos modes de vie, notre urbanisme, notre démographie…

Nous devrons dans cette société du tout numérique, de la communication à outrance, des déplacements rapides, nous battre pour imposer un changement dans nos habitudes de consommation.

Nous devrons résister à l’idée que la croissance est une fin en soi, mais plutôt innover pour la relancer.

Nous devrons nous révolter face à des situations d’extrême pauvreté, face au chômage, face au mal logement, face à l’exploitation de l’Homme par l’Homme, je pense notamment à la situation des migrants au large de l’Italie, mais les exemples sont encore aujourd’hui trop nombreux.

Nous devrons repenser un certain nombre de nos modèles, économiques, sociaux…

Si nous n’opérons pas ces changements, nous serons dans l’incapacité de répondre à cette question que je me pose régulièrement : « Que laisserons-nous à nos enfants ? »

Il appartient à chacun d’entre nous d’apporter une réponse qui sera forcément proportionnelle à notre capacité à nous révolter, à résister, à nous indigner.

Mais votre capacité à vous révolter, à résister, à vous indigner ne se révèlera aux yeux de tous que si vous avez la volonté de vous engager.

Manuel Allamellou

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