Sports

QUE DEVIENT MARIE-JOSE PEREC ?

Le Nouvel Observateur du 14/02/2016 sous la plume de Gurvan le Guellec,  nous livre son interview  avec la triple championne olympique d’athlétisme.

Elle est heureuse. Mère de famille, elle vit à fond sa vie de maman .  « C’est ce dont je rêvais M’occuper de mon gamin, l’emmener au théâtre, apprendre à jouer du piano avec lui, faire des choses qui ne m’avaient jamais traversé l’esprit. Je n’avais jamais visité le moindre musée avant mes 35 ans. Maintenant j’y passe des après-midis entiers ». Précision : elle vit à Paris.

Elle n’a pas de boulot à plein temps. Elle est ambassadrice de la Fédération Française d’athlétisme ( ainsi début décembre, elle était invitée par la première dame du Gabon pour être la marraine d’un semi-marathon en faveur des malades du cancer), et est très sollicitée par l’intermédiaire de l’entreprise de son compagnon, Sébastien FOUCRAS,  vice-champion olympique de ski acrobatique en 1998, qui organise des formations sport-santé en entreprise. 

Contrairement à beaucoup d’ex-champions, elle a  géré avec soin ses gains d’athlète, et continue à bien gagner sa vie.

Concernant ses projets d’entrepreneuriat en Guadeloupe, elle avait pris des parts dans deux hôtels aux Antilles qui cherchaient de nouveaux concepts, sur le modèle US – une partie appartements, une partie hôtel, des spas, de l’entraînement – mais le projet a capoté, c’était l’époque des grandes grèves en Guadeloupe).

Le journaliste a abordé également son passage à la tête de la Ligue d’athlétisme de la Guadeloupe pendant un an.

«  Qu’est-ce qu’ils m’ont fait souffrir ! J’ai proposé de revoir le programme des compétitions, en envoyant nos jeunes se frotter aux cadors de toute la Caraïbe. Jusqu’à présent, on se limitait aux mêmes déplacements face aux mêmes athlètes en Martinique et en Guyane.

Que n’avais-je pas fait ? On m’a rétorqué que les compétitions en place existaient alors que je n’étais même pas née. Au final, j’ai trouvé l’argent, les jeunes ont pu partir, on a eu de super résultats…

Malgré cela, les présidents de clubs ont estimé que ce n’était pas une bonne idée. Donc ces vieux messieurs ont monté leur petit coup, et ils m’ont virée ».

Est-ce une frustration ?

«  Ah oui, ça me plaisait vraiment, mais manifestement la politique, je ne sais pas faire. Le compromis, ça ne s’apprend pas sur les tartans ».

Reste à entendre le son de cloche des concernés. Gageons qu’il sera différent.

 

 

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