Société

José Althey : Quand on parle du Crefom, on a le sentiment que seul le 93 existe

La délégation du Crefom 93, le lundi de Pentecôte, conviait amis et adhérents à un dîner. Or ce souper qui devait être rassembleur n’a pas tenu toutes ses promesses. Hormis le président Jean Michel Martial, les instances du Crefom national n’ont pas fait le déplacement pour l’occasion. José Althey, le délégué de la section 93 s’explique.

 

97Land : Quels étaient les objectifs de ce dîner ?

José Althey : Je pense qu’il était important de rassembler la communauté ultramarine, de manière conviviale, pas clinquante,  pour faire un bilan des actions menées dans le département et dire ce que l’on souhaite faire de nouveau. Il s’agissait de se retrouver avec des camarades militants, des camarades qui ont l’outremer chevillé au corps et qui nous aideront certainement demain.

 

97L : Par rapport au Crefom national, peut-on dire que la nature a horreur du vide ?

J.A : Je suis assez d’accord. Il faut être clair. On peut se poser des questions sur ce qui se passe aujourd’hui, on a le sentiment que les choses ne vont pas bien, je dis cela comme ça et je ne dis rien. « La nature a horreur du vide » et ce vide est peut-être assez sidéral.

 

97L : On note les présences du président du Crefom et du délégué du 92. Pour les absents, ne serait-ce pas parce que le 93 empiète sur les plate-bandes du National ?

J.A : Non. Nous, nous restons dans notre schéma directeur qui est simple. On est en Seine Saint Denis, c’est pour cela qu’on a voulu d’un petit dîner. Le souci aujourd’hui est que quand on parle « Crefom » on a le sentiment que seul le 93 existe, on doit se poser la question pourquoi.

 

97L: Est-ce du à l’activité de votre délégation ?

J.A : La délégation essaie d’aller au devant des choses, rencontrer les personnalités, voir les habitants ultramarins et au delà tente des choses pour faire bouger les lignes, pour pouvoir avancer. On a vraiment le sentiment qu’au plus haut niveau, les choses stagnent.

 

97L : Le bilan de la délégation ?

J.A : Positif, très positif. L’ancien président Patrick Karam nous avait uniquement demandé  de rencontrer les élus du département. On est allé au delà, on met en place des partenariats avec l’Education Nationale, on a une permanence sociale…

 

97L : Les grands projets  à venir ?

J.A : Nous sommes une délégation. On va attendre la rentrée. On aura probablement des discussions avec les instances nationales pour étudier les initiatives à prendre, sans pour cela mettre en difficulté le Crefom national. Ceci dit nous avons des ambitions. Il est clair que si nous étions plus autonomes, nous prendrions une dimension plus importante. Que les instances nous écoutent, le président actuel comprend qu’il faut qu’il y ait une forme de liberté plus large pour travailler.

 

97L : Est ce que cela veut dire que la base n’est pas consultée ?

J.A : Pendant longtemps, il y a eu des demandes qui ont été faites et il n’y a eu pas de retour. Quand il n’y a pas de retour, cela veut dire que vous n’avez pas été écouté.

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