Société

PRECISIONS SUR UNE CHRONIQUE DIFFUSÉE SUR GUADELOUPE 1ERE

Précisions de l’ARS sur une chronique diffusée le 4 février 2019 sur Guadeloupe 1ere radio

L’agence régionale de santé de Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy souhaite répondre point par point sur les sujets abordés lors de la chronique de Guadeloupe 1ère du 4 février 2019.

Concernant le travail des pompiers aux urgences, c’est une réalité, ils attendent très longtemps. Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu avec les différents acteurs concernés. Si certaines mesures n’auront d’effet que dans quelques années, certaines pourront être mises en œuvre dès cette année et devront permettre d’améliorer considérablement le temps d’attente des véhicules prioritaires aux urgences.

L’ARS n’a eu aucun signalement de décès devant les urgences qui serait liée à une prise en charge tardive.

Tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité des prises en charge. A l’arrivée de chaque patient aux urgences, un premier examen rapide permet d’apprécier son état de santé, pour que les urgences vitales soient prises en charge sans délai. Les délais d’attente peuvent en conséquence être très longs pour ceux qui ne présentent pas de symptômes nécessitant une prise en charge urgente. Aussi, il est rappelé que les urgences ne s’adressent qu’aux patients en danger : pour les autres, allez dans les maisons médicales de garde quand c’est possible en appelant soit le 15 ou le 05 90 90 13 13, pour vous orienter et soulager les urgences.

La maternité de Basse-Terre ne fermera pas.

Il n’est absolument pas prévu la fermeture de la maternité de Basse-Terre. L’ARS travaille avec ses partenaires sur une meilleure organisation territoriale pour la filière mères-enfants. Par ailleurs, le Centre Hospitalier de Basse-Terre a bien anticipé les recrutements de pédiatres ou de gynécologues. Il l’a fait depuis plusieurs mois mais le manque de candidats aux postes proposés est une vraie difficulté. L’ARS met tout en œuvre pour aider au recrutement de praticiens ici et dans tout l’archipel.

Le rôle de l’ARS dans le dossier de l’eau

Concernant le problème de la présence de Chlordécone dans l’eau à Capesterre Belle Eau, l’ARS ne peut être responsable de cela. Elle a alerté dès qu’elle a eu les résultats et a appliqué le principe de précaution puisque le taux était dix fois inférieur à la limite d’interdiction et tout juste à celui de la limite de la restriction d’usage. Il est à rappeler que la responsabilité de changer les filtres à charbon est celle du producteur d’eau. Il en est de même pour l’assainissement des eaux usées qui ne relève pas de l’ARS..

Toutes ces problématiques sont loin d’être une simple question de moyens. Depuis plusieurs mois toutes les équipes de l’ARS donnent de leur énergie pour que le système de santé avance et progresse. Il faudra encore 2 à 3 ans pour s’en sortir tous ensemble.

Si l’ARS gère aussi les risques sanitaires c’est d’abord pour protéger la population. C’est un travail et une responsabilité collective pour atteindre un système de santé performant et moderne dans les années à venir et dont toute la Guadeloupe sera fière.

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