Société

Apres les Etats generaux et les Assises, voici la conférence…

Heureux ces Mahorais avec leur belle grève

Comme les Guyanais ou la Pwofitasyon

Alors vint le gouvernement plein de raison

Et d’une conférence déclarer donc la trêve.

On ne peut etre qu’admiratif par le talent des politiques à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Pour désamorcer la crise à Mayotte, la Ministre des Outre-mer, Annick Girardin et son cabinet ont donc trouvé la parade : la tenue d’une conférence sur l’avenir de Mayotte après les Assises.

Aucune remise en question. La logique de 2011 et la volonté de départementalisation à tout prix n’est toujours pas une erreur, la tentative de calquer des lois françaises sur un sol lointain comme aux Antilles-Guyane et la Réunion il y a 70 ans avec le succès que l’on sait. Elle (la départementalisation) « a été accompagnée, pas par ce gouvernement, par plusieurs gouvernements, de manière insatisfaisante ».

« Le gouvernement ne laissera pas un territoire de la République s’enfoncer dans la violence et ses citoyens penser qu’on ne s’occupe pas d’eux. »

Avouant l’importance des violences dans les établissements scolaires, deux pelotons de gendarmes mobiles envoyés pour sécuriser la rentrée la semaine prochaine, Annick Girardin demande de travailler dans le calme avant l’instauration de la conférence. Étrange quand on sait que c’est l’insécurité qui a fait les Mahorais descendre dans la rue.

Et quid des Assises à Mayotte alors qu’Annick Girardin declarait qu’elles devaient « …répondre aux déséquilibres qui menacent aujourd’hui la cohésion des sociétés, à l’éloignement, au déficit d’infrastructures, au chômage de masse, à la pauvreté, à l’accès aux services essentiels (eau, éducation, sécurité)… Enfin, les Assises sont une occasion unique de redonner la parole à ceux qui ne la prennent plus et ont perdu confiance en l’action publique : jeunes mahorais… »

Cette fois la ministre souhaite « dessiner une nouvelle vision pour Mayotte » avec « des priorités clairement établies : la sécurité et la lutte contre l’immigration clandestine, bien entendu, mais aussi la santé, le logement et les transports, qui font votre vie de tous les jours ». Du copier-coller, mais cela marche toujours.

 

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