Société

PAS D’EAU EN GUADELOUPE POUR LA COUPE DAVIS ?

Cet événement médiatique sera-t-il assombri par une grève générale dans la distribution de l’eau en Guadeloupe ? On en saura plus, mardi, lors d’une assemblée générale des travailleurs opérant dans les réseaux de distribution d’eau.

Le processus de création d’une entité unique de production d’eau devait être entériné début 2016. Ce syndicat «  Eaux de Guadeloupe » devait regrouper à terme la plupart des intercommunalités.

Le président du comité des usagers de l’eau de la Guadeloupe, Germain PARAN,  a évoqué «  des canalisations trouées de partout, des sources de captage non sécurisées, des problèmes de pollution, de facturation, des compteurs d’eau obsolètes, une mauvaise gestion de l’eau, avec l’utilisation de l’eau comme arme politique ». Les distributeurs eux, évoquent de nombreux mauvais payeurs et un prix de l’eau trop faible, avec un prix du mètre cube entre 70 centimes et 1,20 euro…

L’enchevêtrement de compétences, des structures  et d’officines, pour «  arroser » les amis politiques, l’incapacité des élus à s’accorder » a minima » sur une politique de distribution rendent toute gestion de l’eau pacifiée en Guadeloupe, impossible. 

water-problems

Une guerre sourde oppose Laurent Bernier, président actuel du SIAEAG (syndicat intercommunal de l’eau ) à sa collègue Lucette Michaux Chevry du même parti politique, les Républicains. Ainsi en 2014, la compétence eau et assainissement avait  été transférée à l’agglomération du Sud-Basse Terre, communauté dont la présidente est Lucette Michaux Chevry… Cette agglomération du Sud Basse-Terre regroupe entre autres les communes  de   Capesterre Belle-Eau, Terre de Haut, et Terre de Bas ( les Saintes).

On se souvient encore avec stupeur, en septembre 2014, de la pitoyable fermeture précipitée des locaux de la communauté d’agglomération du Sud Basse-Terre (CASBT),  pour ne pas accueillir les  élus (dont Laurent BERNIER) qui portaient à la CASBT une convention préparée par la CASBT, par le SIAEAG, par  la Générale des Eaux et par la préfecture.

Les images ont circulé,  avec des élus, téléphone en main cherchant à comprendre pourquoi l’accès à une administration leur avait été interdit.

La boîte en carton renfermant des documents relatifs à la convention proposée par le Syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement pour la Guadeloupe, avait été déposée à même le sol.

Pendant ces évènements, les administrés de Capesterre Belle-Eau étaient soumis à des coupures quasi-permanentes et ne savaient pas vers quelle instance se tourner,  et la canalisation fissurée des Saintes  déversait  40 m3 par jour.

Les internautes s’étaient régalés des commentaires croustillants de citoyens, dont Tèbè, « qui paie ses impôts. Depuis la grande réforme de la régionalisation (1981), les manettes sont locales. En 1981, Lucette Michaux Chevry siégeait au CG depuis 1976, LMC a présidé le CG trois ans ( de 1982 à 1985 ), le CR 12 ans ( de 1992 à 2004 ), soit 15 ans au plus haut niveau local. Conclusion : place aux jeunes »

Saindou rétorquait que c’était «  accorder trop d’importance à LMC de lui faire porter seule les seaux d’eau de l’impéritie généralisée. Ceci prouve l’imbécillité des autres membres du bureau des pleurs. Si elle signe, il ne se passe rien, si elle ne signe pas, toujours pas d’eau. Tant pis pour ceux qui ont voté pour le quatrième âge !»

La somme de 300 millions d’euros est avancée par nos politiques pour les réparations et mise aux normes, voire 600 millions avec l’assainissement.

Ces estimations sont balayées d’un revers de main par nos informateurs, cadres techniques qui ont chiffré ces réparations à un milliard d’euros.

Ils prennent  à  titre d’exemple, la nouvelle usine d’eau potable inaugurée au Moule, qui doit permettre de répondre aux besoins d’une bonne partie des habitants de l’Est de la Grande-Terre. Elle doit produire environ 6000 m3 d’eau par jour.

Or, sa mise en service avait été retardée du fait de problèmes techniques. Selon ces cadres,  cette usine du fait de la vétusté des canalisations et tuyauteries  , ne pourra pas fonctionner sans risques majeurs  ( les raccordements effectués induisent à court terme un risque de casses à répétitions sur tout le réseau ).

Plusieurs  associations ont par ailleurs déposé une plainte pénale auprès du procureur de la République contre l’ensemble des acteurs publics ou privés.( le syndicat SIAEAG, la générale des Eaux, et l’ensemble des collectivités.

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Joël DIN

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