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Olivette Otele nommée professeure d’histoire noire à Bristol

Olivette Otele devient professeure d’histoire noire à Bristol à compter du 1er janvier afin d’aider l’université NCUK de Bristol à analyser son passé esclavagiste.

Olivette Otele, est une universitaire d’origine camerounaise qui a soutenu en 2005 à la Sorbonne, sa thèse sur l’enrichissement de Bristol par le commerce triangulaire. Il y a un an sa nomination en tant que professeure à l’université Bath Spa lui avait valu un article dans le magazine History Today.

On estime que 500 000 esclaves ont été transportés par la flotte de Bristol, ville dans le sud-ouest de l’Angleterre, à forte histoire maritime. « En 1807, à l’abolition de l’esclavage, plus de 60 % de l’économie de Bristol dépendait de la traite des Noirs » (The Independant – mai 2006).

De nombreux habitants de Bristol ont tiré profit de la traite négrière, non seulement les constructeurs de navires et les esclavagistes, mais également des marchands, des artisans. Les marchandises de Bristol, spécialement destinées au «commerce guinéen» – pistolets de guinée, ustensiles de laiton, alcool, vêtements, chapeaux et articles de fantaisie – pouvaient être vendues à des commerçants africains. La Warmley Brass Company, par exemple, appartenant aux familles Goldney et Champion, a exporté des marmites ‘Guinée’. Des bracelets en cuivre destinés å l’Afrique de l’Ouest ont été trouvés dans la rue King, à Bristol.

« J’espère réunir les habitants de Bristol toutes communautés confondues, les universitaires, les artistes et les éducateurs prêts à contribuer à une société plus forte et plus juste.

Je veux que les étudiants me voient comme un facilitateur de dialogue concernant le rôle de l’Université de Bristol dans la traite transatlantique. »

La vice-chancelière  de l’Université de Bristol Judith Squires, s’est dėclarėe « fière de nommer quelqu’un de l’expérience et de la réputation du professeur Otele.

Notre institution fondée en 1909 n’a pas bénéficié directement de la traite négrière, mais a pu prospérer grâce å la philanthropie de familles ayant tiré leurs revenus du commerce transatlantique d’esclaves.

C’est une occasion unique d’interroger notre histoire, en explorant les liens de l’université avec l’esclavage et débattre de la meilleure manière pour comprendre notre passé afin de façonner l’avenir. « 

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