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Non au marché sans intérêt régional !!! l’exemple de Nauru…

NON AU MARCHE SANS INTERÊT REGIONAL EN GUADELOUPE ! NON A LA DESCENTE AUX ENFERS !

Surexploitation écologique, faillite économique et hyper consumérisme, la Guadeloupe adopte une trajectoire identique à celle de l’ île de Nauru. Ces deux îles sont l’exemple parfait du rêve qui vire au cauchemar.

L’homme a toujours le désir de quelque monstrueux objet. Et sa vie n’a de valeur que s’il la soumet entièrement à cette poursuite, écrivait Jean Giono.

En Guadeloupe, un monstrueux marché sans intérêt régional est lancé, – encore à Baie-Mahault-, ville rongée par un développement anarchique, et démesuré – avec la complicité des élus, des organisations socio-professionnelles, des agriculteurs qui tous n’ont que ce mot à la bouche : Equipements structurants !

Le chlordécone ronge les citoyens antillais, et alors ? On ne parle plus de production agricole, mais d’horreur alimentaire, et alors ? L’essentiel pour tous les acteurs locaux est de déverser un maximum de produits chlordéconés.

Il faut refonder totalement la gouvernance agricole dans l’île. L’Etat en Guadeloupe doit reprendre la main, Il a abandonné la production aux mécanismes du marché.

Pourquoi ne pas programmer en Guadeloupe quatre ou cinq petits et chaleureux marchés régionaux répartis sur le territoire ? Par exemple, un sur la Côte sous-le-vent, un à Basse-Terre, un autre à Anse-Bertrand, ou encore au Lamentin ou à Sainte-Rose, petites structures qui écouleraient à destination des communes avoisinantes et des visiteurs, les produits locaux ? Mais ils ne veulent pas d’un développement réaliste et respectueux de hommes. Cela demande trop d’efforts.

Il y a moins de 20 ans, l’île de Nauru, petite île de 21 Km2 était l’ un des pays les plus riches au monde.

La petite île située au large de la Papouasie Nouvelle-Guinee connaît un développement très important grâce à l’ exploitation du phosphate, minerai pour fabriquer de l’ engrais agricole. Geopolis Afrique du 15/09/2014.

L île accède à l’ indépendance en 1968.

Pendant 30 ans, la richesse s’empare de la population, et la vie des Nauruans n’ est plus la même.

Nauru investit alors sa fortune dans l’ immobilier. Des buildings sont construits à Melbourne et Washington, des spectacles sont entièrement financés par l’Etat, un golf luxueux est construit sur l’île, la compagnie nationale est créée, Air Nauru, couvrant la majeure partie de l’Océanie.

Les dirigeants qui se sont succédé à la tête de l’ entreprise d’exploitation du phosphate, et de Nauru ont mené une gouvernance extravagante.

 

LA DESCENTE AUX ENFERS

Une mauvaise gestion des Finances publiques, et la dégradation de la santé publique caractérisée par l’ apparition de maladies liée à une mauvaise hygiène de vie entraînent une paupérisation de la population et du pays, aboutissant à une faillite nationale.

Aujourd’hui la quasi-totalité de Nauru ressemble à un désert de pierre. La surexploitation du phosphate dans l’île a dégradé l’ environnement.

90% de ses habitants sont en surpoids. L’Etat ne semble pas informer la population sur un mode de vie sain.

Le seul organisme public fonctionnant correctement est le Centre Hospitalier ! ( Ils ont même encore une chance par rapport à nous).

Avec de tels exemples, on pourrait attendre une certaine sagesse de la part de nos élus. Non, la nouvelle utopie urbaine guadeloupéenne, la probable catastrophe en cas de tremblement de terre, – avec une telle concentration sur un même lieu de moyens et de personnes-, l’ ultime bétonnage des dernières terres agricoles, est ce futur et pharaonique « marché d’intérêt régional ».

Alors que les politiques guadeloupéens devront gérer une population vieillissante qui n’aura pas les moyens de se déplacer , parce que trop âgée, parce que malade, parce que dépourvue de moyens de locomotions ;

Alors que la Guadeloupe est devenue une catastrophe urbanistique moderne, une triste succession de lotissements et de centres commerciaux. Mais ils rêvent peut-être du mega-marché de Mexico, qui alimente 20 millions d’habitants ! Avec 327 hectares, doté d’ hôtels, d’ agences de location de voiture, de restaurants et de banque ; chaque jour un demi million de personnes et 60000 véhicules s’ y rendent chaque jour pour s’approvisionner en légumes.

En période de fêtes, les nombre de visiteurs grimpe jusqu’à 65 0000 visiteurs par jour.

En Guadeloupe, l’empreinte écologique de cet énième Titanic, qui s’échouera comme tous les autres dépasse la biocapacité de l’île. Mais qu’importe ?

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Théo LESCRUTATEUR

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