Divers

MOI, FEMME ENTRETENUE, ET TOI POURRITURE D’ HOMME ANTILLAIS

MOI, FEMME ENTRETENUE, ET TOI POURRITURE D’ HOMME ANTILLAIS

Toi, homme antillais (avec un petit h et un pénis de taille variable), espèce de pourriture, tu es celui qui vole, viole, tape, tue, refuse de laver ses slips et préférerait crever plutôt que de vivre dans un monde où tes anciennes bonniches ont le droit de devenir gérantes de sociétés. Voici la version « officielle » de notre histoire.*

Et pourtant, je viens de réaliser l’un de mes fantasmes les plus inavouables. Moi, la mère de famille, la femme libérée, bien sous tous rapports, j’ai une relation avec un homme pour de l’argent.

Bafouant mes idéaux féministes, j’ai placé pour la première fois, ma vie sous la dépendance d’un homme, devenant ainsi une femme entretenue.

Pourquoi prôner le caractère subversif de la femme aux Antilles ? L’ordre des choses pourrait exiger que le mâle protecteur chasse pour sa compagne et ses petits.

Et si les réponses n’étaient pas celles promues par la pensée unique ? Et si la domination masculine n’était pas le fléau que l’on dit ? Et si nous étions fatiguées de tous ces combats ? Lisez les romans de Marielle GALLET, avocate au barreau de Paris, me lance la superbe jeune femme assise devant moi.

Relisez Simone DE BEAUVOIR : « L’action des femmes n’a jamais été qu’une agitation symbolique ; elles n’ont gagné que ce que les hommes ont bien voulu leur concéder » Le Deuxième Sexe.

Encore interloqué par les propos virulents de mon interlocutrice, je me hasarde à lui faire remarquer que si il existe des territoires où la domination masculine a pu causer des ravages, (ne serait-ce qu’au niveau des violences sexuelles et conjugales) , il s’agirait bien des Antilles. Elle s’amuse et sort son smartphone pour me présenter le dernier essai de Peggy SASTRE : La domination masculine n’existe pas.

Les travaux d’analyse de Peggy SASTRE s’orientent principalement sur une question biologique des relations sexuelles.

Le principal reproche que je fais au féminisme majoritaire actuel, écrit cette chercheuse, est un procès en dogmatisme. Personnellement cela m’épuise, et c’est un épuisement qui, à mon avis, est un facteur important du rejet de plus en plus massif que l’on peut observer chez les femmes, à propos du féminisme. On est progressivement passé d’un féminisme qui cherchait à améliorer la vie des femmes à un féminisme d’étiquettes (ça c’est féministe, mais pas ça ; un tel truc va être du bon féminisme, un autre du mauvais).

A la question, est-ce qu’il y aurait donc un fond de vérité dans les stéréotypes de genre, elle cite Jacques Monod qui résumait parfaitement la situation en parlant de double logique du hasard et de la nécessité.

L’un des enseignements du darwinisme, c’est de comprendre que ce qui existe, existe parce qu’il a été une réponse suffisamment efficace à un défi adaptatif posé depuis suffisamment longtemps par un environnement donné.

Par exemple, avec l’avènement de l’ère industrielle, l’humanité est passée à des écosystèmes où la réussite dépend plus de l’intelligence, que de la seule force. Contrairement à la force, l’intelligence est mieux répartie dans les sexes, d’où la possibilité croissante qu’ont eu et qu’ont les femmes à progresser socialement là où les hommes stéréotypés se retrouvent de plus en plus handicapés, si ce n’est laissés pour compte.

Apŕès avoir écouté ses dires, j’ai fait remarquer à cette jeune femme que compte tenu des résultats scolaires médiocres des garçons antillais par rapport aux filles, ces dernières seraient contraintes dans un avenir très proche à entretenir leurs partenaires masculins. Elle a souri, et a évoqué un nouveau matriarcat imposant ses conditions sexuelles.

Les temps s’annoncent très sombres pour vous, jeunes gens…

*Il s’agit de la note de l’éditeur Anne Carrière Editions, à peine modifiée pour l’ouvrage La domination masculine n’existe pas

Previous post

La lettre d'un esclave à son ancien maître

Next post

Michael NERJAT et Steeve GADET, deux auteurs à découvrir

Théo LESCRUTATEUR

Théo LESCRUTATEUR

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *