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MESSE TRADITIONNELLE ANTILLO-GUYANAISE A L’EGLISE ST-SULPICE

Une Eglise bondée. Une inflation de personnes venues de toute la région parisienne remplit les bancs de l’Eglise Saint-Sulpice dans l’après-midi de ce mercredi 11 novembre, date traditionnelle de la célébration de la messe des domiens.
Cette année, c’est l’évêque de Martinique Monseigneur Macaire qui en premier lieu, accueille les fidèles leur expliquant l’Amour de notre Dieu qui est le corps du Christ. Une philosophie explicative en patois de temps en temps, illustrée par des expressions locales transmet la morale de l’Eglise…

Eglise 1
Du monde dans les allées confondant les hommes de sécurité qui prient de dégager celles-ci pour faire place à la procession… Plus bas dans l’Eglise, pain-au-beure, fleurs et coupes d’hosties se regroupent sur une même nappe blanche dans l’attente du partage. Un petit drapeau vert et marron sur les têtes en attendant le moment pour le brandir lors de la louange. Des gens assis de part et d’autre écoutent les prémices de la cérémonie qui commence à 15 h. Ah ! La Miséricorde Divine ! Annoncée et expliquée par le père Jean-François LOF, aumônier des Antilles-Guyane à Paris : l’année du jubilé de la Miséricorde, c’est du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016.
Soudain, l’orgue annonce le début de la célébration et voilà que tout le monde se met debout religieusement. La chorale se met à chanter accompagnée de tambour, chacha, violon dans un rythme des Antilles « Mi mwen Ségnè ». Les trois évêques ultramarins avancent dans l’allée suivis des évêques d’Ile de France et de Soisson, d’une vingtaine de prêtres, des diacres et des acolytes. « Nous sommes les descendants pour chanter la victoire de Dieu en invoquant la miséricorde de notre Dieu ». C’est Monseigneur Macaire qui célèbre l’Eucharistie cette année.
Une messe rythmée par différents styles de musique locale. C’est ainsi que le Kyrié est chanté sous le rythme d’une rumba en créole et que le Gloria est dansé par quatre filles devant l’hôtel s’exprimant dans une chorégraphie typiquement traditionnelle. C’est une messe qui « parle » locale sous toutes ses formes… Mais, c’est quoi être sauvé ? Toute la prédication s’articule autour du plaisir et de la peur que le plaisir ne s’achève ! Cependant, par quelle voie faut-il passer pour arriver au salut ? Il faut être sauvé. La réponse est ainsi donnée par l’exemple de la conversion, la guérison de son corps, de son cœur, de ses vices pour aller vers le Seigneur. Car c’est Dieu qui guérit et non les marchants de guérison dits charlatans… Ce n’est pas la religion qui sauve mais Jésus. « …la religion passe mais Jésus ne passera pas… ». Telle est la prédication de Monseigneur qui est basée sur le salut de l’âme. Une messe animée par une chorale très dynamique chantant même de la country music pour la quête, mettant ainsi les paroissiens en gaieté.

Eglise 3
La parole des évêques de Guadeloupe et de Guyane met fin à cette cérémonie annuelle rappelant néanmoins, le thème de l’année prochaine : le jubilé de la Miséricorde Divine.
Rendez-vous donc en 2016 si Dieu veut. Mèsi Bon Dié

Joseth SYMPHOR

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1 Comment

  1. Kiara
    novembre 17, 2015 at 05:16 — Répondre

    Une église pleine à craquer mais combien étaient venus réellement célébrer le Christ ? En fait, ils étaient au spectacle pour voir Mg Macaire.

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