Culture

MÉMORIAL ACTe : LA CONSTRUCTION D’UNE MÉMOIRE COLLECTIVE

De gauche à droite : Bruno Airaud, Serge Romana, Victorin Lurel, Myriam Cottias

Le 13 Février 2015, les membres de Sciences Ô (association des outre-mer à Sciences Po Paris) et de l’AJEG (l’association des jeunes de Guadeloupe) organisaient une conférence sur la thématique de l’esclavage et de sa mémoire dans les locaux de l’ Institut d’Études Politiques de Paris.
L’amphithéâtre Jacques Chapsal était bien trop petit pour accueillir le public venu débattre sur «les enjeux d’une mémoire caribéenne et internationale incarnée dans un édifice unique; le Mémorial ACTe». L’objectif est de participer à la construction d’un mémoire collective pour fermer les blessures et avancer ensemble. « Permettre aux Guadeloupéens, aux Caribéens et aux peuples du monde entier, descendants ou non d’esclaves, d’affirmer qu’ils sont tous issus de l’esclavage… de témoigner par leur présence… de leur condamnation de l’esclavage jusque dans ses formes contemporaines ! » Cette opération lancée par la Région Guadeloupe est dans la continuité des rencontres et colloques déjà organisés sur tout l’archipel guadeloupéen permettant l’échange et le débat. Le premier du genre intitulé « Esclavage : histoire, mémoires, narrations et création » avait eu lieu en novembre 2012 à Pointe à Pitre.
Melinda Jerco Présidente des Sciences Ô et hôtesse de la soirée passait le relais à Bruno Airaud l’un des architectes du projet. Serge Romana Président du CM 98 intervenait avant Myriam Cottias Présidente du Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage. Le Président du Conseil Régional de la Guadeloupe Monsieur Victorin Lurel, loin des polémiques lancées par Marie Luce Penchard sur la viabilité du projet clôturait les interventions des personnalités avant qu’Edwing Laupen ne donne la parole à la salle.
Ce futur centre d’expressions et de mémoires de la traite et de l’esclavage, sur le site de l’ancienne usine Darboussier à Pointe-à Pitre dont la construction a démarré en 2008, permettra aux visiteurs d’origine francophone, créolophone, hispanophone ou anglophone. de découvrir les salles d’exposition permanente et temporaire sur 2500 m2 sans oublier la culture et les arts contemporains, l’espace conférence de 400 places, et enfin d’emprunter une passerelle reliant les bâtiments au Morne Mémoire de Darboussier. Il rendra hommage à ces femmes et ces hommes victimes de la déportation qui n’ont pas atteint les côtes de l’Amérique des Plantations et pour tous ceux, réduits en esclavage  qui ont rêvé qu’un jour justice leur soit rendue.
A travers six archipels que composent 41 îles, le visiteur devenu « pélerin de la mémoire » découvrira un parcours du temps de l’antiquité à 1492, de l’esclavage post-colombien à son abolition, des temps coloniaux aux indépendances jusqu’à aujourd’hui. Jacques Adelaide-Merlande, Président du Comité scientifique du projet est la caution historienne.

François Hollande, le Président de la République inaugurera ce centre unique à la jonction du passé, des arts et de la culture des peuples de la Caraïbe le 10 mai 2015.

memorial act e 3 Un public nombreux et attentif à Sciences Po

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Joël DIN

Joël DIN

3 Comments

  1. Xav
    février 15, 2015 at 16:45 — Répondre

    Vous oubliez la polémique avec Reinette, Président du Comité International des Peuples Noirs (CIPN)) qui réclame que ces hommes soient considérés comme africains. Les débats ne sont pas clos selon moi.

  2. Maelice
    février 16, 2015 at 08:38 — Répondre

    Excellente initiative ! Ce centre est unique dans son genre. Pensons à le visiter dès que nous serons en Guadeloupe. Toujours des critiques ! Encore des critiques ! Quand serons nous solidaires ?

  3. MALPALAN
    février 16, 2015 at 14:41 — Répondre

    Critique justifiée! IL est prévu 200 000 visites par an ! Combien faut-il de touristes pour que le budget soit équilibré ? De plus, on sait que dans nos régions, les installations tombent en panne facilement à cause de l’humidité. Folie des grandeurs !

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