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MATHIAS COUREUR : UN MARTINIQUAIS EN BULGARIE

Des nouvelles d’un membre de la sélection de la Martinique qui joue et se plait en Bulgarie.

C’est au Havre Athlétic Club que Mathias Coureur démarre sa carrière. Promis à un avenir brillant, ce milieu offensif né en 1988 à Fort de France signe ensuite au FC Nantes. Il rompt son contrat, part en Espagne où il évolue à Orihuela, à l’Atlético Baléares. Fin 2012, il regagne la Martinique et joue au Golden Lion puis dispute la Gold Cup 2013 aux Etats-Unis. Après être passé par le Huracán Valencia FC, il rejoint en 2014 le Cherno More Varna en Bulgarie. Un suicide sportif pour tous, une renaissance pour lui comme il l’a confié à Sébastien Couix sur pkfoot.com.

La décision de venir jouer en Bulgarie… peut paraître étonnante, mais Mathias revit à Varna, où il s’impose comme l’un des chouchous de son club. « Je connaissais Stoichkov, que j’ai d’ailleurs rencontré, et le bourreau des Français, Kostadinov ! J’avais aussi entendu parler des 2 clubs phares ici : le Levski Sofia et le CSKA Sofia, qu’on pourrait comparer à la rivalité Paris/Marseille ».

Parlant de son passage éprouvant à Nantes, il déclare : « le président Kita était venu avec l’idée de faire de Nantes un gros club français en peu de temps. Donc forcément la formation était un peu mise de côté. Mais je trouve que cela a beaucoup changé depuis. Beaucoup de joueurs sortent du centre aujourd’hui ! Mon passage personnel, avec le recul, je pense que si j’avais joué plus, si on m’avait fait un peu plus confiance, j’aurais pu montrer ma valeur… Mais j’étais jeune et je n’étais certainement pas préparé mentalement à gagner tout cet argent et à ne pas jouer alors que j’avais du feu dans les jambes ».

foot bulgarie

Regrettant avoir été mal conseillé dans son parcours « Le seul conseil que j’ai à donner aux jeunes, c’est de s’inspirer des grands champions… Ne penser qu’au foot, me fixer des objectifs et les atteindre. Les « amis » tu n’en a jamais autant que lorsque tout va bien. Les femmes, n’en parlons pas… C’est là que la famille est un repère très important ».

A propos de son projet de « passerelle » pour les jeunes entre la Martinique et la Métropole, il déclare :  » J’en ai parlé autour de moi et avec la ligue de la Martinique. Pour l’instant je suis surtout préoccupé par ma carrière. En Martinique, il y a pas mal de talents cachés. La distance y est pour quelque chose. J’aimerais faire quelque chose pour mon île. Des mecs comme Piquionne ont commencé en aidant mon pote Kevin Parsemain à signer en MLS, par exemple. J’espère qui y en aura beaucoup d’autres ! ».

Espérant poursuivre l’aventure avec la séléction Martinique  » Dernièrement j’ai déjà fait une Gold Cup lors de laquelle nous ne sommes pas passés loin en faisant un nul contre la Jamaïque, chez eux, notamment. La campagne pour les qualifications de la Gold Cup reprend bientôt, et j’espère y participer ! Cette sélection peut être ambitieuse. »

MC2

« Ici on me traite bien et j’ai la confiance du staff, du club. Que dire des supporters ? Ils sont incroyables, toujours derrière moi. J’avais déjà ressenti de l’affection dans mes clubs précédents, mais pas de façon exacerbée comme ici. Ce serait dur pour moi de jouer dans un autre club que Varna en Bulgarie. Si je dois partir un jour, c’est pour un projet longue durée et de préférence dans un autre pays… La meilleure ambiance que j’ai connu ici, c’est lors de la finale de la Coupe de Bulgarie que nous avons gagné l’an dernier. C’était dingue ! »

En cette période de fêtes, ses souhaits sont de « rester en Bulgarie, faire marquer les autres, la santé pour sa famille et tous ceux qu’il aime ». Enfin avis aux amatrices, il est à la recherche de l’âme sœur.

A lire dans son intégralité sur pkfoot.com

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