Musique

Marthely : Au Zénith interdit de rester les bras croisés

Pipo le Robertin est l’ambianceur du groupe. Celui qui a commencé dans le groupe des Sympas (oui, oui) laisse tomber son idée première d’être électricien pour rejoindre Simon Jurad dans Opération 78 avant de rencontrer Kassav à Paris. Le mariage dure toujours…

 

97L : On n’imagine pas J.P Marthely inconnu. Et pourtant ton premier album a été un bide ?

Eh oui. Il s’appelait Factory Zouk avec Gervais Nerva, Ronald Rubinel, Alex Théodose… Un jour je souhaite le faire découvrir au public car je pense qu’il y avait des morceaux de valeur sur l’album. Le problème c’était la promo. Je n’en ai pas vendu 500… Ce qui prouve qu’il faut ne pas se décourager.

97L : Ton entrée dans Kassav ?

C’est en 1981 pour le 3ème album, Soucougnan, avec Jean-Paul Pognon. Je connaissais Pierre-Édouard Décimus et l’idée du mix entre guadeloupéens et martiniquais me plaisait. Mais honnêtement je n’aurais jamais imaginé un tel succès…

97L : Ton meilleur souvenir des Zéniths ?

Mon meilleur souvenir, c’est le 1er. C’était la 1ère fois qu’un groupe antillais jouait dans cette salle à part la Compagnie Créole. J’étais heureux de voir cette foule qui représentait les Antilles. J’étais plus jeune, j’avais la fougue. Après il y a eu 3, 4, 9 soirs d’affilée : la passion est là mais l’excitation n’est plus la même. C’est le véritable rendez-vous avec notre public à Paris. C’est dommage qu’on ne puisse pas faire ça chaque année.

97L : Comment abordes-tu ce prochain rendez-vous ?

Avec beaucoup de plaisir. D’abord, c’est une belle salle faite pour le live. Tous les artistes français rêvent d’y jouer. Et notre slogan c’est : interdit de rester les bras croisés. Mais on n’appréhende plus. Avec l’expérience qu’on a, on ne peut craindre qu’une chose : que la salle soit vide. Mais je dis ça je sais que ce n’est pas possible. Et réussir son Zénith conditionne la suite de la tournée. Quand les producteurs savent que le Zénith s’est bien passé, ils programment des dates supplémentaires pour la tournée.

97 L : Comment réagis-tu au procès qui t’es intenté ?

Pour How many Pipo ? C’est pathétique, c’est du n’importe quoi. Le carnaval est un moment de détente. Ca prouve qu’au pays on accepte de moins en moins la plaisanterie et la critique de nous même. Je laisse les avocats s’en occuper et on verra. Mieux vaut ne pas en parler. La loi va faire son travail.

97L : Le mot de la fin. Zouk la sé… ?

La medicina !!!

Previous post

François Fillon prépare sa visite aux Antilles

Next post

Chiens, vermines, racailles...

Joël DIN

Joël DIN

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *