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Marius Trésor, c’est l’Équipe de France. Ou l’inverse. Voire la France, même, dans certaines contrées du globe.

Des extraits d’un article du site Girondins officiel à l’occasion de son 69eme anniversaire.

D’une certaine manière, Marius Trésor, c’est l’Équipe de France. Ou l’inverse. Voire la France, même, dans certaines contrées du globe. Et dans l’imaginaire collectif, « Marius », c’est un but de la tête inscrit en 1977 face au Brésil en match amical, au Maracanã de Rio de Janeiro, dans le temple mythique du football mondial et devant un public subjugué…

C’est une reprise de volée assenée sous la barre transversale d’Harald Schumacher, portier maudit de la sélection de R.F.A., en demi-finale de Coupe du Monde 1982… C’est une panoplie de tacles glissés aussi puissants que propres, dans le jeu. C’est une silhouette d’athlète, maillot sur short, et dont la musculature imposante et luisante se révèle sur des chaussettes tricolores baissées à hauteur de malléole, et vierges de protège-tibias !

Bref, Marius Trésor, ce sont des images, des visions, des flash-back, de magnifiques souvenirs. Un modèle auquel l’on s’est identifié dans l’enfance aussi, pour certains, quand il incarne une forme de réussite sociale, pour d’autres.

C’est l’exemplarité. C’est la Juventus de Sainte-Anne, en Guadeloupe, où il a été formé au poste d’attaquant, l’A.C. Ajaccio de ses débuts métropolitains, l’Olympique de Marseille où il a joué durant huit saisons, ou les Girondins de Bordeaux, avec lesquels il a achevé sa carrière. Mais dans tous les cas, c’est une sorte de madeleine de Proust du footballeur, pour ne pas dire du sportif, tout court. Une certaine idée de la gagne, du romantisme, du panache et de la chevalerie à la française, aussi. Mais surtout, c’est une redoutable efficacité au poste. Celui de défenseur central, libéro, auquel on l’admire, même s’il a débuté en sélection à celui de latéral gauche…

Après un bref passage en Espoirs, en 1971, Georges Boulogne, sélectionneur des « A », le convoque en fin d’année pour disputer une rencontre comptant pour la qualification au Championnat d’Europe des Nations 1972. Titulaire, il affronte la Bulgarie au stade Vasil-Levski de Sofia, le 4 décembre, devant 18 000 spectateurs.  Défaite… Mais pour Marius, c’est parti ! Et pour longtemps…

… Après le Mondial 1978 en Argentine, où la France se fait sortir lors du premier tour, … le néo-Bordelais va enfin pouvoir s’exprimer dans un tournoi majeur. Certes, il a plus de 32 ans, mais en dépit de blessures liées à l’usure du temps et aux efforts physiques que requiert le très haut niveau, l’Antillais est solide ! … C’est Michel Hidalgo, le sélectionneur, qui lui confie les clés du coffre fort. Bilan : 7 matches joués sur 7, tous en tant que titulaire, 3 en qualité de capitaine, et une 4e place dans la compétition…

Mais le clou du spectacle, c’est bien évidemment cette volée magistrale consécutive à un centre d’Alain Giresse, qui élimine potentiellement l’Allemagne de l’Ouest, avant que cette dernière ne se donne les moyens d’accéder à la finale, via deux réalisations et une série de tirs au but entrée dans la légende de la compétition et du sport. À cet instant, il devient le héros d’une nation, symbole à jamais de la passion sportive, de l’amour du maillot, de la ferveur du football français, au même titre que Platini ou Giresse… Autant que le dépositaire du statut de sauveur de la patrie, soit celui qui réparera à jamais l’injustice dont sont victimes les siens à ce moment-là, dans cette tragédie quasi shakespearienne. Ou pas, puisque l’Histoire choisira alors d’en décider autrement….

Aujourd’hui, le souvenir reste vif et les regrets présents, malgré son but d’anthologie. « À chaque fois qu’on en parle, je dis que, par notre faute, l’on est passé à côté de la première finale pour l’Équipe de France en coupe du monde. Qu’on est passé près du Graal… Pourtant, on a été à la hauteur de l’évènement, contre une équipe allemande au départ favorite de cette demi-finale ; mais la chance n’a pas voulu pencher en notre faveur… Cela ne restera jamais un bon souvenir pour moi, étant donné que, quand on analyse le match, ce fut une déception, parce que l’on a été éliminé…»

65 sélections, 4 buts et 23 fois capitaine, Marius Trésor, depuis sa première sélection en 1971, et jusqu’à sa dernière en 1983, a été appelé chaque année écoulée entre les deux, soit 13 ans d’affilée. Une magnifique longévité pour une très belle carrière, toutefois pas réellement récompensée en termes de palmarès, eu égard à son statut de « monument » sacré, à ce qu’il a apporté au football en général, et à l’universalité de celui-ci.

A lire dans son intégralité : https://www.girondins.com/fr/sacre-marius-sacre-mariage

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