Société

Marie Jeanne/Chalus : « Ti frè ou arogan » !

Pour tout vous dire, alors que je cherchais un titre pour cet article, je suis tombé par hasard sur une vidéo de Siko X Lighty. Laissons tomber les AK47, la violence même verbale gangrénant nos îles et retenons ce leitmotiv : « Ti frè ou arogan. Zanmi ke jetew » qui illustre notre propos !


LA GLOIRE PERDUE d’Ary Chalus : Et s’il était victime de lui-même ?

LE PIRE ENNEMI d’Alfred Marie-Jeanne… Un certain AMJ ?

 

En Guadeloupe, Ary Chalus pour ses partisans, semblait destiné à devenir le nouvel astre de la politique guadeloupéenne, un Macron avant Macron. En Martinique, la personnalisation à outrance de la politique en la personne du Che, Alfred Marie-Jeanne, ne recèle-t-elle pas l’absence de projet collectif et d’un destin commun à bâtir ?

Tout s’écroule autour de nous, et tandis que Rome (Fort de France, Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault), brûle sous nos yeux, – émeutes, incendies volontaires ou non, disparition de pans entiers du patrimoine comme la maison Forier ou le cinéma la Renaissance-, ces hommes ne cessent de nous dire qu’ils dominent la situation.

Rien de tel que de lire l’article du Point sur Matteo Renzi du 1/03/2018, pour nous faire réfléchir. Matteo Renzi s’était auto-proclamé, lui aussi, sauveur d’une Italie en déroute. 

Or, la constitution de son équipe a très tôt laissé entrevoir qu’il avait confié presque tous les postes-clés à des affidés, témoignant que sa conception de l’organisation de l’Etat relevait davantage du copinage que du choix d’une élite.

Arrogant, le trait tranchant, doté d’un ego surdimensionné, (ces qualificatifs pourraient être également appliqués tant à Alfred Marie-Jeanne qu’à Ary Chalus), il n’a cessé de vanter aux Italiens les succès de son gouvernement. Or, ses concitoyens n’ont pas vu arriver les bénéfices d’une politique où l’effet d’annonce comptait souvent davantage que la substance.

Les partis respectifs de nos deux présidents  constituaient la colonne vertébrale de nos pays, leur tête pensante et leur centre de décision, soit des concentrés  de pouvoir omnipotents.

L’étude imposée de la pensée d’Alfred Marie-Jeanne,  à travers toutes les strates de l’Assemblée territoriale, et du MIM – mouvement indépendantiste martiniquais-,  le culte de la personnalité, et la centralisation du pouvoir ont asséché toutes les potentialités créatrices et les possibilités de critiques constructives. 

De même, le jargon employé par le numéro 1 de la nouvelle équipe régionale en Guadeloupe, Changez l’avenir,  je suis un homme du peuple, je crois en Dieu et ça me donne une force surhumaine, rien ne me fera dévier de ma route, ne pouvaient être que d’inefficaces cataplasmes. 

Il y a même eu les séances de critique et d’autocritique de la part de leurs collaborateurs, comme au temps de la Chine maoïste.

Le flot de louanges qui montait vers eux, de la part de leurs laudateurs, n’a pas tardé à se retourner contre nos élus, lorsqu’ils se sont heurtés à la réalité têtue, celle de deux îles en état de coma dépassé.

Ce goût suranné pour la personnalisation du pouvoir, n’est souvent que marque d’impuissance. Maxime Tandonnet pouvait indiquer qu’elle se développe sur les ruines de la politique, au sens noble du terme.

Tout à leur mégalomanie, nos présidents ont voulu incarner à eux seuls la politique de leurs collectivités.

Pourront-ils longtemps accabler leurs prédécesseurs alors qu’inégalités, criminalité, vieillissement de la population, faible natalité, niveaux dangereux de pollution ont tout d’une poudrière ? Une chose est sûre :  ce n’est dans les pages de France-Antilles ou sur l’antenne de France Ô que le débat se poursuivra.

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Théo LESCRUTATEUR

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