Culture

MARDI GRAS, TOUT’ TI DIAB’DEWÔ !

Retour sur le mardi gras en Martinique

C’est le jour où les diables rouges défilent dans les rues de toute la Martinique. C’est aussi la tradition des nèg gwo siwo qui surgissent çà et là dans le vidé pour faire fuir les enfants de Vaval…

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Après le « lévé an pyjama » de ce mardi gras dès 5h, à Tartane, les carnavaliers vont  se reposer pour être en forme afin de courir encore le vidé de l’après-midi qui cette fois, impose le « rouge et blanc », recommandé par la tradition. C’est le thème du jour : les diables rouges restent une consigne très respectée depuis la nuit des temps. Un programme, par conséquent, chargé pour cet avant-dernier jour de liesse populaire !

Ca y est ! Il est  15h ! Le moment est arrivé et le vidé a démarré !  On entend alors les décibels envoyer les sons de musique de rue et d’ambiance avec « chiré », « les 12 salopards » et bien d’autres morceaux accompagnés des cris « ah ouélélé ! » de la foule qui suit le char. Un défoulement dans la seule rue passante du coin est traduit par les allers-retours du char suivi des fidèles de plus en plus nombreux. Sympathique cette ambiance bon enfant où les gens s’amusent sainement. Les « malpropres » traditionnels ont déserté les lieux pour aller sûrement dans la Capitale ou ailleurs ?

En tout cas,  fort est de constater non seulement la propreté du carnaval mais aussi le sens du devoir civique relevé par les dirigeants du char qui ont eu une vigilance admirable sur une personne qui tenait une bouteille dans le vidé, la priant de la jeter ou de sortir de la troupe. Preuve que la responsabilité et l’encadrement pour la sécurité de tous ceux qui veulent s’amuser tranquillement, sont très engagés ! On reste prudent.

C’est quoi un « nèg gwo siwo » ? : Un personnage célèbre et historique du carnaval de Martinique, enduit de la tête aux pieds d’une composition très visqueuse et épaisse sucre de canne et de charbon qui rappelle le goudron. Leur mission étant de mettre l’ordre au sein des vidés et de ramener la discipline dans les rues.

Les esclaves étaient enduits de cette matière luisante noire pour fuir la plantation et retrouver la liberté.

En attendant le dernier jour de vie de compère Vaval, les gens s’amusent matin, après-midi et soir avant d’entamer le carême et le jeûne spirituel…

Abiabi Abi kay man, mi diab-la déwô !

 

Josette Symphor

 

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