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Malades, dépressifs, corrupteurs de mineures, en Guadeloupe plus qu’ailleurs ?

Notre pays, au soleil, paradis entre terre et ciel, ne connaîtra ni Chanté nwel, ni déboulé Vaval. Estomaqués par cette terrible nouvelle, nos certitudes s’écroulent. Y a-t-il pire ailleurs ? Saviez-vous qu’en Bolivie, il y avait eu un Zapatagate, du nom de la très jeune amie du président Evo Morales, Gabriele Zapata ? Et les journaux de chercher un enfant et de l’argent, et de publier  les photos interdites de l’ex-copine attirante d’Evo Morales !  

Dressons une fois de plus pour commencer notre tour d’horizon, un bien sombre tableau de la Guadeloupe.

Les multiples crises, morale, économique, sanitaire, environnementale, ont ébranlé les capacités de résistance de notre pays. Cette fois le doute n’est plus permis, malgré les incantations risibles de nos décideurs. Les chiffres sont sans appel. La surmortalité en Guadeloupe depuis le début de la pandémie, est la plus importante de tous les départements français.

Puisque le taux de mortalité par armes blanches, armes à feu, routière, est également le plus élevé, on pourrait se demander si très bientôt, dans un sursaut citoyen, les mères de famille, les responsables politiques n’évoqueraient pas la mise en place, et exigeraient de l’Etat en dehors même de toute pandémie, l’instauration d’un couvre-feu.

Des avocats assignent l’état français en justice pour les réparations liées à l’esclavage. Pour le jugement, il faudra attendre le 18 janvier 2021.

Comment se fait-il que nous soyons plus malades, drogués, atteints de maladies mentales que partout ailleurs soulignent ces avocats, pointant du doigt les responsabilités des pays – au cas particulier de la France – ayant participé à la traite esclavagiste.

Avant d’obtenir réparation de préjudices séculaires subis, il vaudrait mieux déjà éviter les atteintes que nous portons cette fois, de nos jours, sans aucune intervention extérieure, à l’égard de nos concitoyens, de nos pays, de notre environnement.

L’épisode pluvieux que nous venons de traverser (qui a transformé en quelques heures en mers intérieures des zones nouvellement construites  Zone de Colin à Petit-Bourg, zone de Dothémare aux Abymes), démontre l’impéritie des maires en place, et leur dangerosité.

Nous ne cessons de nous interroger. Est-ce que cela va mieux ailleurs ?

Au niveau démocratique, par exemple. Tournons-nous vers un espace géographique que nous n’abordons pas souvent, le continent asiatique. Nathalie Hoffmann dans Revue Internationale et stratégique de 2001/4 ( N° 44), s’interrogeait sur le lien entre démocratie et pays asiatiques.

L’Inde peut s’enorgueillir du titre de plus grande démocratie du monde, mais les paradoxes qui sont les siens (maintien du système de castes qui contribue à marginaliser les groupes sociaux), sont selon les critères occidentaux, de nature à remettre en cause son statut d’Etat démocratique.

Dans le même ordre d’idées, la discrimination positive, qui est la règle en Malaisie, a pour effet d’assurer à l’ethnie malaise le contrôle de l’ensemble des activités économiques, en dépit de l’organisation régulières d’élections depuis l’accession à l’indépendance, en 1957.
Les choses sont sensiblement similaires à Singapour, à la différence que c’est l’ethnie chinoise qui détient l’essentiel du pouvoir et qu’un parti domine la scène politique depuis l’indépendance.

Quant à la République islamique du Pakistan, fondée sur des principes démocratiques mais aussi et surtout sur une logique religieuse, elle exclut de facto de la plus haute charge de l’Etat, tout non-musulman.

Les autres pays majoritairement musulmans, comme la Malaisie ou l’Indonésie, ont des dispositions similaires. Cela étant, la question de l’ouverture ou non du pouvoir à un représentant d’une minorité se pose également dans d’autres pays du monde ; le cas des îles Fidji avec le renversement du gouvernement de Mahendra Chaudry, en mai 2000, en est l’un des exemples. Il fut le premier Indo-Fidjien à accéder à ce poste (Dans un pays à majorité chrétienne, où les appartenances ethnique et religieuse sont importantes en politique, Chaudry est de confession hindoue).
Cela va-t-il mieux ailleurs au niveau de la morale des dirigeants de pays ?

Nous laissons de côté Berlusconi qui ne se cachait même pas sa propension pour les fréquentations de mineures.
Mais tournons-nous cette fois-ci vers la Bolivie, puisque l’ex-président de gauche Evo Morales est rentré ce lundi en Bolivie après un exil forcé en Argentine.
Ce fut le premier président amérindien issu des campagnes, véritable symbole en Amérique du Sud, qui jouissait d’une forte popularité depuis son élection en 2005.

Révélée au grand jour, la vie amoureuse du président bolivien, fascine par ses multiples intrigues ( relation avec une mineure, corruption, enfant caché), dignes d’une très bonne novela. Le chef d’Etat amérindien du pays, officiellement célibataire et père de deux grands enfants de deux mères différentes, restait discret sur sa vie privée. Je suis marié à mon pays, aimait-il répéter.
La revue Grazia du 3 mars 2016 sous la plume de Pauline Pelissier nous en livrait les meilleures feuilles.


Episode 1 : Une relation avec une mineure

Evo Morales cachait cette aventure. C’était sans compter sur la presse qui a révélé une ancienne histoire, datant du début de son mandat, en 2006, avec une jeune femme de 17 ans, Gabriele Zapata quand lui avait 46 ans.

Episode 2 : Des soupçons de corruption
Si la presse a révélé cette histoire, c’est que la jeune femme était devenue à 28 ans, responsable d’une entreprise chinoise de BTP, et soupçonnée de trafic d’influence, d’enrichissement illicite et de blanchiment.
En cause, des contrats suspects signés par son entreprise avec le gouvernement bolivien pour un montant de 560 millions de dollars !

Episode 3 : L’ex-amante emprisonnée
Gabriela Zapata avait-t-elle été favorisée pour l’obtention de ces contrats publics ?

Episode 4 : La découverte d’un enfant caché
Peu avant cette arrestation, le pays apprenait début février que le couple avait eu un enfant, qui aurait été âgé de 8 ans. Le plus fou, c’est qu’Evo Morales indiquait qu’il n’était pas au courant, car son ex lui avait dit que l’enfant était mort.

Episode 5 : L’enfant est-il mort ou vivant ?
La justice ouvrent une enquête. Les proches de Gabriele Zapata ont 5 jours pour présenter l’enfant au juge.

« Je demande à la famille qu’ils me l’apportent, je l’attends, je veux le recueillir, s’ils me le permettent. J’ai le droit de le voir, de le rencontrer et de prendre soin de lui », proclamait Evo Morales.
Gabriele Zapata avait fait savoir qu’elle « présenterait son fils à la presse internationale, le jour où elle l’aurait décidé et selon ses conditions ».

Episode 6 : Une première défaite électorale pour Evo Morales
Les révélations sur sa vie privée avaient écorné l’image présidentielle d’Evo Morales. Après avoir nié les faits, il reconnaissait sa liaison. Début de la fin. Son projet de réforme (pouvoir briguer un 4ème mandat présidentiel) était rejeté par une courte majorité mais une décision du Tribunal constitutionnel passant outre ce référendum l’y autorisera. Avec les conséquences qu’on connait.

Episode 7 : Un enfant mort

Gabriele Zapata avait finalement reconnu devant la justice que son fils était mort en 2009, soit deux ans après sa naissance. C’était une supercherie. Elle avait payé un jeune garçon et sa famille, et des avocats véreux, pour jouer la comédie.
S’agissant de l’aspect financier du dossier, Gabriele dort en prison depuis 2017 pour corruption.

Y aura-t-il poursuite de la success story pour l’ex-président?

Evo a foulé à nouveau le sol national, ce lundi, lui qui avait dû le fuir en paria, accusé de fraudes électorales, il y a un an. Il sera accompagné, prévient The Guardian, par une caravane de 800 véhicules. Beaucoup, à commencer par le nouveau président Luis Arce, craignent qu’il ne veuille continuer à tirer les ficelles comme il l’a fait pendant toute la campagne présidentielle. Mais l’ancien producteur de feuilles de coca se défend de toute arrière-pensée politique, après ce retour triomphal au pays, nous prévient France Culture du 9/11/2020.

Selon l’agence de presse argentine Telam, il veut se consacrer pleinement à ses deux grands projets : la création de fermes piscicoles dans la région montagneuse de Chapare, et l’ouverture d’un restaurant où l’on organisera de grandes soirées Karaoké… mais où l’on y chantera seulement des chansons à la gloire de son parti le MAS.

La probité d’Evo Morales continue aussi de faire polémique. Il a signé le certificat de naissance de son enfant, il a ensuite affirmé qu’il était mort, et il a fini par soutenir publiquement qu’il n’avait jamais existé.

Michel Onfray doit avoir raison. Trump a créé le trumpisme, mais sa courte défaite est malheureusement une victoire. En Guadeloupe, combien de personnalités, grossières, vulgaires, femmes et hommes politiques, présidents de collectifs, entrainent à leur suite les oubliés de la mondialisation, les pauvres gens, les exclus, mais aussi des « intellectuels ».

Fédérer ce peuple oublié ou complice contre un ennemi désigné, c’est ce que par exemple avait presque réussi Ibo Simon, en Guadeloupe, dans un déluge d’injures, d’actes racistes, et aux Etats-Unis et au Brésil Donald Trump et son comparse Bolsonaro. On attend de voir la suite dans certains pays dits également démocratiques.

Et cela va-t-il mieux dans d’autres pays que le nôtre, pour la prise de conscience de pandémies ou de catastrophes naturelles ?

On s’étonnera ou on constatera comme le souligne à juste titre, M. Onfray, que le monde entier se moque d’autrui des conséquences de comportements dangereux.

« Je peux bien contaminer. Le droit à la nuisance est revendiqué. Le civisme n’existe pas, et c’est chacun pour soi ».

Comme pour nos maires hors-sol, déconnectés, qui n’arrivent pas à envisager les conséquences de leurs actes délictueux en matière d’urbanisme, les propos et attitudes désinvoltes ou pour le moins ambigus pour la prévention du covid-19, de deux vice- présidents de la région Guadeloupe, nous ont interpellés. Nous avons eu droit au « le remède le rhum et la mer ! », martelé par le vice-président pour la culture de la région Guadeloupe, (peut-être un trumpiste ?), ou encore la contestation, par Madame Sylvie Gustave-Dit-Duflo, autre vice-présidente de la Région, de la décision préfectorale d’instituer une quarantaine pour les passagers en provenance de France.

Si les deux voulaient lutter vraiment efficacement contre la pandémie, il fallait s’y prendre autrement.

Le port du masque n’est pas une posture politique, a affirmé lundi Joe Biden, qui a imploré les Américains à se protéger et à protéger les autres contre le nouveau coronavirus.
« S’il vous plaît, je vous implore de porter un masque », a- t-il déclaré lors d’une allocution à Wilmington, dans le Delaware. « Faites-le pour vous, pour votre voisin. Le but du masque n’est pas de rendre votre vie moins confortable ou de vous enlever quelque chose ».

Mais puisque tout finit par le football, Evo Morales était aussi un joueur de foot. A 54 ans, il avait signé avec un club professionnel bolivien pour jouer certains matches… toutefois pas en totalité. Ce n’est pas un fake ! Vérifiez !

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Théo LESCRUTATEUR

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