Société

Mai 67, le dernier massacre de civils nationaux sur France Inter

Mai 67, le dernier massacre de civils nationaux, la répression sanglante en Guadeloupe, à écouter en poadcast sur France Inter.

affaires sensibles bon

 

Tous les après-midis, Fabrice Drouelle raconte aux auditeurs de France Inter les grandes affaires qui ont marqué les cinquante dernières années. Histoires interdites, cachées ou oubliées avec des témoignages originaux en partenariat avec l’INA.

Jeudi 28 avril dans Affaires Sensibles, le massacre de Pointe-à-Pitre en mai 1967 était sorti de l’oubli. Combien sont-ils à avoir été abattus froidement par la police française ?

Il y a des évènements de notre histoire contemporaine que notre mémoire collective a mis du temps à intégrer. Il a fallu attendre 2009, la mort du syndicaliste Jacques Bino durant le mouvement social qui bloqua le pays, pour qu’en métropole, on écoute les souvenirs des survivants et témoins de ces deux jours de mai 67 où à Pointe-à-Pitre, les forces de l’ordre ont tiré et assassiné des manifestants et passants.

Encore aujourd’hui, aucun nombre officiel de morts ne fait consensus : il oscille à plus ou moins 87 victimes, chiffre donné en 1985 par le secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer, Georges Lemoine, lors d’une visite sur place. Il est sans doute le dernier massacre de civils nationaux que notre pays ait connu.

Durant cette émission, vous entendrez les paroles de survivants et témoins mais aussi les mots, lus par des comédiens qui racontent ces deux jours où Pointe-à-Pitre fut le théâtre d’un massacre d’état. Jacques Nestor, le GONG (Groupe d’Organisation National de la Guadeloupe), « l’incident SNRSKY » de Basse Terre du 20 mars, les mémoires de Foccart, le rassemblement devant la sous-Préfecture et la phrase « Lorsque les nègres auront faim, ils reprendront le travail » prononcée ou non…  « Les morts, on les fout à la Darse ou à la Gabarre ».

1967, en Guadeloupe, c’est l’année terrible, celle de la reconstruction après le cyclone Inès avec 33 décès et de la répression sanglante. Après le documentaire sonore, Raymond Gama, auteur du livre Mé 67 et Elie Domota livrent leur analyse.

Le lien :

http://www.franceinter.fr/reecouter-diffusions/953576

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