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Loic Liber : Je me bats contre moi-même. Il faut se dire que demain sera un jour meilleur.

Il avait quitté sa Guadeloupe pour devenir militaire au 17e régiment du Génie parachutiste de Montauban. Le 15 mars 2012, Mohamed Merah croyait avoir brisé sa vie définitivement. Touché par deux balles, la premiere au niveau de la 3ème vertèbre cervicale, responsable d’une tétraplégie haute, la seconde dans les membres inférieurs, Loïc débutait alors son combat pour la vie. Six ans de lutte et de souffrances, ponctués de touches de joie comme cet anniversaire surprise, samedi 13 octobre.

Le combat de Loïc est aussi celui de sa mère Emilienne

Il y avait foule pour partager le gateau d’anniversaire de Loïc, mais une foule d’amis et non de voyeurs ou de m’as-tu-vu. Après les propos de Kolen Serin, de Kiki Bermont et de sa mère Emiliene venue de Guadeloupe à cette occasion, Loic devait se plier aux exigences du discours.

 » C’est un grand moment pour moi de voir qu’il y a beaucoup de personnes qui tiennent à moi, enfants comme adultes… C’est vrai que la vie n’est pas facile, pas que pour moi mais aussi pour les autres. Comme on dit toujours, il faut vivre pleinement sa vie. Aujourd’hui, je fais face avec tous les jours ».

Pour ses 34 ans, impossible de ne pas jouer du Gwoka et du Zouk. Jacques Abon, Rita Pierre-Louis, Jean Marie Dias et toute son equipe, Ginny Lee, rivalisent d’ardeur pour le faire sourire. Ce n’est qu’une trêve dans sa bataille. Mais rire est dans son cas une veritable catharsis.

« La vie est un combat quoiqu’il arrive, quelles que soient les difficultés que l’on rencontre. Il faut se dire que demain sera un jour meilleur. Je suis très content de vous voir aujourd’hui et que vous puissiez profiter avec moi.  A chaque instant, à chaque moment, on doit se rapeller qu’on n’est pas seul, qu’on a tous une famille, et pour moi vous êtes tous ma famille ».

Il évoque pudiquement son quotidien « On s’occupe bien de moi ici. On peut dire que j’ai une nouvelle famille aux Invalides. J’essaie de m’habituer à ma nouvelle vie qui n’est pas facile. Je me bats contre moi-même et de savoir que je suis entouré, cela m’aide beaucoup ». Son groupe de soutien frôle les 5000 membres mais ne demande qu’à s’accroître. Pour lui, pour son combat, pour la vie.

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