Société

LES SERVICES DE COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES EN OUTRE-MER

Le revenu réalisé par les opérateurs dans les DOM atteint 1,2 milliard d’euros HT en 2015, dont 711 millions d’euros pour les services mobiles (-4,4% en un an) et 480 millions d’euros pour les services de téléphonie et d’accès à internet fixes (+3,1% en un an).

Le nombre d’accès fixes à internet à haut et très haut débit progresse de 3,3% sur un an permettant la diffusion des offres de téléphonie sur large bande qui représentent un abonnements sur deux à la téléphonie en moyenne pour l’ensemble des départements d’outre-mer (+12 points en un an) et jusqu’à 66% des abonnements à La Réunion.

A Mayotte, dont le taux d’équipement en téléphonie fixe est faible, la progression de la VLB est importante : +25% en un an, soit 56% des abonnements fixes. Ceci conduit à une croissance de 18,7% des minutes en VLB de sorte que sur l’ensemble de l’année, la moitié du trafic fixe est en VLB (1,2 milliard de minutes).

Le nombre de cartes SIM en service dans les DOM évolue peu (-0,6% en un an) depuis 2011 et se situe à 2,7 millions. Le parc est en grande partie composé de cartes prépayées : environ 50% aux Antilles et 60% en Guyane, et jusqu’à 75% à Mayotte. La Réunion se distingue avec 30% de cartes prépayées, la moyenne se situant au niveau national à 17%.

Le trafic de téléphonie mobile représente les 2/3 du trafic de téléphonie dans les DOM et il augmente de 5,9% en un an. La consommation de données sur les réseaux mobiles croit de 38,1% sur un an en lien avec l’augmentation du nombre d’utilisateurs de la 3G (+37,5% soit 45% des cartes). En revanche, le trafic de SMS diminue depuis deux ans dans les départements des Antilles et de la Guyane alors qu’il augmente à La Réunion et à Mayotte, portant le nombre total des SMS à 4,7 milliards en 2015 contre 5 milliards en 2014.

Avec 2,7 millions de cartes SIM, les départements ultra-marins représentent 3,7% du parc total de clients en France (hors cartes MtoM). Le nombre de cartes dans ces départements recule pour la deuxième année consécutive (-16 000 cartes en 2015 après – 45 000 en 2014 et après une croissance de 80 000 en 2013).

Le taux de pénétration, calculé en divisant le nombre de cartes en service par la population de chaque département, est nettement plus élevé dans les départements de la Martinique et de la Guadeloupe où il dépasse les 150%. En Guyane, à la suite d’une baisse de 17 000 cartes prépayées en un an et d’une hausse concomitante de la population, le taux de pénétration perd 9 points, 122%. Dans les départements de l’océan indien, le taux de pénétration est plus faible avec environ 105%. La répartition du parc entre cartes prépayées et forfaits explique en partie ces différences : dans la zone Caraïbes, les cartes prépayées constituent la moitié du nombre de cartes, voire plus de 60% en Guyane. Le taux d’activité des cartes prépayées est néanmoins faible au regard de la moyenne nationale (81%) : respectivement 73% et 76% en Guadeloupe et Guyane, mais seulement 59% à la Martinique (74% pour l’ensemble de ces territoires). Mayotte compte une nette majorité de cartes prépayées (75%) et un taux d’activité qui atteint 87%. La Réunion se distingue avec une forte proportion de forfaits et moins de 30% de cartes prépayées dont le taux d’activité est équivalent à la moyenne nationale.

La portabilité des numéros mobiles connait pour la deuxième année consécutive une très forte croissance (+20 000 numéros en un an soit +27,1%).

Source ARCEP

 

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